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    <title>Auteurs : Nejma Goutas</title>
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    <description>Publications de Auteurs Nejma Goutas</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Conclusion</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/3041-5527/index.php?id=1287</link>
      <pubDate>Fri, 06 Dec 2024 13:42:52 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 06 Dec 2024 13:42:58 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Rayssien ? Vous avez dit Rayssien ? : approche multi-proxies d’une culture préhistorique du Gravettien</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/3041-5527/index.php?id=1274</link>
      <description>En France, ces deux dernières décennies, le Gravettien moyen a fait l’objet de travaux visant en particulier à documenter ses industries lithiques. La distinction entre phase (ou faciès selon les auteurs) à burins de Noailles (Noaillien) et à burin nucléus du Raysse (Rayssien), historiquement proposée sur des bases typologique et chrono-stratigraphique à partir de la séquence de l’abri Pataud et de celle du Flageolet I, s’est vue renforcée par les études technologiques approfondies des systèmes techniques d’autres sites (La Picardie et la Grotte du Renne). Dans le Nord de l’Aquitaine, ces éléments ont permis de rediscuter de la distinction typo-technologique et géographique de ces deux phases, mais leur interprétation et la nature de leur relation n’ont, pour autant, pas été définitivement tranchées. Récemment, les études des industries en matières dures d’origine animale (MDA) et des faunes chassées sont venues nuancer les conclusions des études lithiques tout en apportant un lot d’observations qui relance les discussions sur la nature du « Rayssien » et ses origines. Si le lithique a prédominé dans les discussions ces vingt dernières années, il faut admettre l’impasse dans laquelle se trouvent aujourd’hui les réflexions si l’on se limite à l’examen de cet unique « proxy culturel ». Pour le Paléolithique supérieur, les industries lithiques seules ne suffisent pas à caractériser la « culture » (au sens de culture matérielle), quelques exemples comme le Kostienkien ou le Pavlovien le montrent bien. Si, pour le Rayssien, les industries lithiques constituent un « signal » privilégié c’est d’abord parce que d’autres matériaux ou vestiges plus fragiles (industrie osseuse, sépultures, objets symboliques, etc.) sont rares ou font souvent défaut. Face à ce constat, il semble utile de rediscuter de la manière de percevoir et de décrire les cultures préhistoriques, notamment à la lueur de démarches pluridisciplinaires visant au croisement des différents proxies (culturels et paléoenvironnementaux) offerts par le registre archéologique quand bien même ces derniers sont de résolution inégale. Un réexamen critique des données radiométriques et des vestiges archéologiques, jusqu’à présent négligés dans les débats, ouvrent de nouvelles pistes de réflexion. Ces dernières conduisent à questionner ce concept Rayssien. En considérant les différentes hypothèses interprétatives qui ont jalonné son histoire, nous en explorons une plus particulièrement, à savoir : le Rayssien peut-il être défini comme une culture pré historique (sensu Clarke, 1968 ; Leclerc et Tarrête in Leroi-Gourhan [dir.], 2005) ? La confrontation de l’ensemble de la documentation permet-elle de confirmer le scenario selon lequel, à l’intérieur du Gravettien moyen tel qu’on le connaît en Europe occidentale, des groupes humains auraient connu des évolutions différentes ? Certains groupes auraient maintenu — pendant des millénaires, sur de vastes espaces en relation avec différents écosystèmes — une tradition perçue comme homogène (le Noaillien). A contrario, d’autres, à partir d’un certain moment, sur une période de temps et une aire géographique plus restreintes, en lien avec des écosystèmes moins diversifiés, auraient divergé jusqu’à former une entité culturelle autonome (le Rayssien), non seulement sur le plan de leur tradition lithique, mais sur d’autres aspects de leur culture matérielle et même plus proprement idéelle. Telle est la problématique que nous proposons d’explorer dans cet article qui s’attachera donc à proposer un panorama des différents proxies culturels disponibles pour le Rayssien en mettant l’accent sur leurs originalités notamment par rapport aux ensembles archéologiques à burins de Noailles qui le précèdent dans le Nord de l’Aquitaine et qui lui sont partiellement contemporaines dans le territoire plus méridional des Pyrénées. La mise en perspective de différentes disciplines permettra d’offrir une vision actualisée de ce segment charnière de la séquence gravettienne, tout autant que d’identifier certains des verrous à faire céder afin d’approfondir les réflexions. En outre, la discussion finale sera l’occasion non seulement de clarifier un certain nombre de points quant à ce que nous entendons par les termes « Rayssien » et « Gravettien » mais aussi d’expliciter notre positionnement et notre démarche scientifique, à l’opposée d’une supposée réification que sous-tendrait notre réflexion collective, comme cela a pu être formulé à l’occasion des discussions du colloque. In France, the Middle Gravettian, and especially its lithic industries, has been studied intensively for the last two decades. The distinction between the phase (or faciès according to various authors) with Noailles burins (Noaillian) and that with Raysse burin-cores (Rayssian) has been proposed based on typological and chrono-stratigraphic differences observed in the sequences at abri Pataud and Flageolet I. This distinction has been strengthened subsequently by technological studies of lithic technical systems recovered from more northern sites (La Picardie and Grotte du Renne). In northern portions of the Aquitaine region, such studies have served to reassess the typo-technological and geographic distinction between these two phases. However, interpretations and the nature of their relationship remain equivocal. Recently, examinations of hard animal materials (bone, antler, ivory, shell; abbreviated MDA in the text) and of archaeozoological data have provided new insights that serve to nuance the results of lithic studies results and provide new elements that contribute to discussions concerning the nature and the origins of the ‘Rayssian’. While lithic studies dominated this debate for two decades, one must acknowledge the limitations encountered by overlooking other cultural ‘proxies’. With respect to the Upper Palaeolithic, lithic studies are not sufficient to characterize a ‘culture’ (in the meaning of material culture) as illustrated by some well-known examples, such as the Kostienkian or the Pavlovian. For the Rayssian, its lithic industry is a prevalent proxy because of the scarcity of sites with well-preserved organic and fragile material remains (osseous material, ornaments, symbolic material, burials, etc.). Despite this, it is important to revisit and evaluate our practices for defining and describing prehistoric cultures. In the case of the Rayssian, in particular, it seems crucial to develop and employ a multi-disciplinary approach in order to evaluate various cultural and paleoenvironmental proxies despite their differing resolutions. A critical reassessment of radiometric data and archaeological remains neglected to-date in the debate opens new perspectives with which to reconsider the Rayssian concept. Confronting the different hypotheses to explain the origin and nature of the Rayssian, we explore an even more primary question: can the Rayssian be defined as a prehistoric culture (sensu Clarke, 1968; Leclerc and Tarrête in Leroi-Gourhan [dir.], 2005)? After reconsidering the archaeological documents, is it possible to confirm the scenario where various human groups of the French Middle Gravettian could have followed different cultural evolutionary paths? Some maintained what we perceive to be a wide spread (across different environments) tradition that was stable for at least three millennia in the South (the Noaillian), while others, in more northerly regions and during a shorter and slightly later time-span, appear to have taken a different autonomous cultural trajectory (principally recognized by its lithic tradition – the Rayssian). We provide an overview for the various cultural proxies available for the Rayssian, and we highlight their original character by comparing them to those of the Noaillian. Examinations of these different data provide an up to date view of this specific moment of the Gravettian and allow us to identify the challenges that still remain. The final discussion serves to clarify a number of terminological issues and to propose a definition of what we term the ‘Rayssian’ and the ‘Gravettian’. It also provides us an opportunity to clarify our position and our scientific approach, which run counter to an assumed reification that under pins our collective thinking, as was expressed during the colloquium discussions. </description>
      <pubDate>Fri, 06 Dec 2024 13:36:54 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 06 Dec 2024 13:37:01 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Amiens-Renancourt 1: an exception in the Northwest European Gravettian?</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/3041-5527/index.php?id=681</link>
      <description>Le Paléolithique supérieur ancien du nord de la France est resté longtemps très mal documenté. Depuis quelques années, les découvertes de sites attribuables à cette période se sont cependant multipliées, insufflant une nouvelle dynamique de recherche, en particulier en ce qui concerne le Gravettien. Parmi ces nouveaux gisements, Amiens-Renancourt 1 est le plus remarquable. Actuellement en cours de fouille, l’unique niveau archéologique est daté de 23 ka BP (non cal.). Il est préservé à quatre mètres de profondeur au sein d’une séquence lœssique couvrant l’ensemble du Pléniglaciaire supérieur (≈ 30-15 ka). Le mobilier est riche et varié, avec notamment la découverte exceptionnelle d’une dizaine de statuettes féminines en craie, totalement inédites pour le Nord-Ouest de l’Europe. Les études en cours permettent aujourd’hui d’établir les principales caractéristiques du mobilier. Celles-ci peuvent paraître relativement singulières dans le paysage du Nord-Ouest européen tel que nous le connaissons actuellement, avec par exemple la production de grandes lames arquées avec des talons en éperon, des parures spécifiques et de nombreuses représentations féminines en ronde-bosse. Néanmoins, un retour sur d’anciennes découvertes régionales et un tour d’horizon bibliographique montrent qu’Amiens-Renancourt 1 n’est pas un cas isolé dans le Nord-Ouest européen. Il se rapproche d’un faciès évoqué dans le sud du Bassin parisien par L. Klaric sous le terme de Gravettien « récent-final », ou « récent-évolué ». Amiens-Renancourt 1 constitue un jalon bien calé chronologiquement et un site de référence pour discuter de la place et des spécificités de ce faciès chrono-culturel dans la mosaïque gravettienne. Until recently, Early Upper Palaeolithic sites in the North of France remained poorly known or documented. However, the multiplication of new discoveries over the past few years has added new impetus to research on this period, in particular for the Gravettian. Amiens-Renancourt 1 is the most remarkable of these new sites. Excavations are still in progress and the sole archaeological level, at a depth of four metres, is dated to 23 ka BP (uncal.). It is particularly well-preserved in a loessic sequence encompassing the whole Upper Pleniglacial. The material in this level is rich and varied, and includes the exceptional discovery of ten female statuettes in chalk, totally unprecedented in north-western Europe. The characteristics of the material define the main cultural traits of the Gravettian of Amiens-Renancourt 1. These traits may appear to be relatively singular in the Northwest European Gravettian, with for example, the production of large arched blades with spurred butts, specific ornaments and numerous female statuettes sculpted in the round. Nonetheless, an overview of early regional discoveries and a bibliographic review show that Amiens-Renancourt 1 is not an isolated case in north-western Europe. It is similar to a facies described in the south of the Paris Basin by L. Klaric as the “recent final”, or “recent-evolved” Gravettian (Klaric, 2013). Amiens-Renancourt 1 is a well-defined chronological marker for discussing the position and the characteristics of this chrono-cultural facies in the Gravettian mosaic. </description>
      <pubDate>Fri, 29 Nov 2024 13:59:57 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 29 Nov 2024 14:00:04 +0100</lastBuildDate>
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      <title>A review of the Gravettian collections from the excavation of Maisières ‘Canal’ (Prov. of Hainaut, Belgium)</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/3041-5527/index.php?id=341</link>
      <description>Le site paléolithique de Maisières « Canal » (province de Hainaut, Belgique), constitue une référence incontournable pour le début du Paléolithique supérieur dans le Nord de l’Europe. Sa richesse documentaire permet d’approcher la complexité des dynamiques humaines, techniques et économiques qui accompagnent la disparition des industries aurignaciennes et l’apparition des premières industries gravettiennes en Belgique et plus largement dans le nord-ouest de l’Europe. Ses particularismes et son excellente conservation ont fait de ce gisement un site clé. Il apparaissait donc crucial de documenter un autre volet de l’économie : celui relatif à l’exploitation alimentaire et technique des ressources animales et à leurs éventuelles complémentarités. Un retour aux séries anciennes, publiées précédemment avec une approche principalement paléontologique (Gautier et al., 1973), a donc été entrepris collectivement. L’introduction vraisemblablement anthropique de ressources marines fossiles non transformées pour la plupart autant que les modalités d’exploitation de l’ivoire de mammouth et de traitement de la petite faune confèrent une place singulière à ce gisement au sein de la « mosaïque culturelle » du Paléolithique supérieur ancien en Europe de l’Ouest. Ce travail a notamment permis un accroissement des décomptes, une analyse taphonomique comparée des différentes catégories de vestiges et enfin, ouvre la porte à de premières interprétations sur les activités menées sur ce site. Disposant d’un potentiel informatif unique et toujours à explorer, Maisières « Canal » se révèle désormais être une fenêtre d’observation majeure sur les stratégies cynégétiques et l’exploitation des matières dures animales du Paléolithique supérieur ancien. The Palaeolithic site of Maisières ‘Canal’ (province of Hainaut, Belgium), is a vital reference for the beginning of the Upper Palaeolithic in Northern Europe. The abundant archaeological record from the site enables us to approach the complexity of the human, technical, and economic dynamics accompanying the disappearance of Aurignacian technocomplexes and the emergence of the first Gravettian technocomplexes in Belgium, and more generally in North-western Europe. This is a key site due to its specific characteristics and its excellent preservation. It thus appears crucial to document another aspect of the economy: the alimentary and technical exploitation of animal resources and their possible complementarity. To this end, we collectively undertook a revision of the old collections, previously published as part of a mainly paleontological study (Gautier et al., 1973). Because of the seemingly anthropogenic introduction of mostly non-transformed marine fossil resources, as well as the peculiar way in which ivory was worked and the processing of small game, this site holds a singular position in the ‘cultural mosaic’ of the Early Upper Palaeolithic in Western Europe. The present study resulted in an increase in previous counts, a comparative taphonomic analysis of the different categories of remains and lastly, paved the way for the first interpretations of the activities carried out at this site. The unique informative potential of the site of Maisières ‘Canal’, which is still largely unexplored, makes it a major site for our understanding of hunting strategies and the processing of hard animal materials of the Early Upper Palaeolithic. </description>
      <pubDate>Fri, 22 Nov 2024 12:33:20 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 29 Nov 2024 14:43:35 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Le Gravettien du Nord-Ouest de l’Europe à l’aube du XXIe siècle </title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/3041-5527/index.php?id=291</link>
      <pubDate>Fri, 22 Nov 2024 11:30:19 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 29 Nov 2024 14:41:33 +0100</lastBuildDate>
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