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    <title>Auteurs : Vincent Delvigne</title>
    <link>http://popups.lib.uliege.be/3041-5527/index.php?id=281</link>
    <description>Publications de Auteurs Vincent Delvigne</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Siliceous raw material exploitation at Station de l’Hermitage: a palaeogeographic perspective on North-Western Europe during the Early Gravettian</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/3041-5527/index.php?id=359</link>
      <description>La structuration et la conception de l’espace chez les sociétés du Paléolithique supérieur apparaissent étroitement dépendantes du degré de mobilité des individus et/ou des groupes. Pour appréhender ces différents aspects, il est ainsi indispensable de replacer le site archéologique au sein d’un territoire par nature dynamique (évoluant dans le temps) et composite, formé de zones actives (zones d’intérêt) et passives (zones faiblement, ou non fréquentées). La Station de l’Hermitage, qui dans la présente contribution est au cœur de nos analyses, est un site de plein air situé dans la vallée de la Mehaigne (affluent en rive gauche de la Meuse), à l’interface entre le massif des Ardennes et les vastes plateaux lœssiques de la Hesbaye. Fouillé à différentes reprises depuis la fin du XIXe siècle, il a fourni des industries du Néolithique, du Paléolithique supérieur et du Paléolithique moyen. Les caractères typotechnologiques des vestiges lithiques, ainsi que plusieurs datations radiocarbone, permettent d’attribuer le niveau paléolithique supérieur à une phase récente du Gravettien ancien, postérieure au Maisièrien qui caractérise en Belgique la phase initiale du Gravettien. Ce niveau témoignerait d’une ou plusieurs occupations probablement peu espacées dans le temps, et associées à une même tradition technique. Fondée sur les données de la pétroarchéologie et de la technologie lithique, l’approche de restitution des territoires passés sous forme de réseaux de lieux que nous proposons a déjà apporté des résultats fondamentaux en ce qui concerne la seconde moitié du Paléolithique supérieur en France. Appliquée au Gravettien ancien de la moyenne vallée de la Meuse, cette approche permet de poser l’hypothèse d’un vaste réseau de lieux, qui lie au sein d’un même territoire (au sens géographique du terme), la Belgique et le Bassin parisien, mais dont les mécanismes socio-économiques qui le sous-tendent demeurent encore à déterminer par le développement d’approches interdisciplinaires à grande échelle. The structuring and perception of landscape in Upper Palaeolithic societies seem to closely depend on the degree of mobility of individuals and/or groups. To understand the various aspects of any settlement pattern, it is thus essential to place an archaeological site within a territory that is both dynamic and composite by nature. This implies that the territory both changes in size or form through time and comprises active zones (areas of interest) as well as passive zones (non frequented areas). Station de l’Hermitage, on which this contribution is based, is an open-air site located in the Mehaigne Valley (a tributary on the left bank of the Meuse River) at the interface between the Ardennes Massif and the vast loess plateau of the Hesbaye. Excavated several times since the late 19th century, this site has yielded Neolithic, Upper Palaeolithic and Middle Palaeolithic industries. The typotechnological characteristics of the lithics, as well as several radiocarbon dates, make it possible to attribute the Upper Palaeolithic layer to a young phase of the Early Gravettian, i.e. to a phase postdating the Maisierian, which in Belgium characterizes the initial Gravettian. This layer represents either one occupation or several consecutive ones with little time in between, and in any case relates to a single technological tradition. The reconstruction of past territories in the form of networks of places that we propose based on the petroarchaeological and technological data has already given significant results for the second half of the French Upper Palaeolithic. Applied to the Early Gravettian of the Middle Meuse Valley, this approach makes it possible to hypothesize a vast network of places, linking Belgium and the Paris Basin within one territory (in the geographical sense). However, the socio-economic mechanisms that tied this territory together still remain to be determined through large-scale interdisciplinary studies. </description>
      <pubDate>Fri, 22 Nov 2024 15:22:07 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 22 Nov 2024 15:22:14 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Ressources en silex au Paléolithique supérieur dans le Massif central : réseaux locaux et approvisionnements lointains revisités</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/3041-5527/index.php?id=280</link>
      <description>The southern French Massif Central has been considered a hostile land for human populations during interglacial and inter-stadial times but has for decades been a privileged field for the study of human movement. Once believed to be devoid of flint nodules suitable for blade production, this region in fact shows an unsuspected wealth of exploitable materials suitable for stone tool production. Although it is true that primary outcrops of flint are few and have restricted surface exposures they are however, now well characterized. Detrital formations coming from the old alluviums of the Loire, Allier and Truyère rivers also supply an abundant stock of geo-materials that were also exploited during the various occupation phases of the region. A renewed methodology based on the principle of an evolutionary chain of silicification, well proven for the Middle Palaeolithic, was applied exhaustively to three archaeological series belonging to the Upper Palaeolithic ; the lithic assemblages of Chauvet cave in the Ardèche, the Proto-Magdalenian of Le Blot rockshelter and the Badegoulian of Le Rond-du-Barry cave both in Haute-Loire. Preliminary results do not confirm the previous observations for the sources of lithic raw materials first proposed in the 1980s for Upper Palaeolithic sites in the Massif Central. Exploitation behaviours for the supply of raw materials vary in accordance with the temporal differences in the cultures. In Chauvet cave, there is a wider acquisition zone for the lithic artefacts compared with that commonly attributed to the Middle Palaeolithic of the Ardèche. The Proto-Magdalenian of le Blot rockshelter in the Massif Central shows that entire flint nodules were transported to the site from the south-west margins of the Paris Basin (Indre-et-Loire and Loir-et-Cher), more than 250 km distant from the Velay site. This suggests that excursions were made into territories further afield than those normally frequented. The Badegoulian occupation of le Rond-du-Barry exploited a local lithic spectrum similar to the one studied at the adjacent Middle Palaeolithic Sainte-Anne I cave site. However, to the local and semi local material is added a variable component of flint from a very distant locality (Loir-et-Cher), illustrating an understanding of the resources available from two distinct and separate environments and planned exploitation of a vast territory. Le sud du Massif central, réputé terre hostile de peuplement interglaciaire et interstadiaire, est depuis des décennies un terrain privilégié pour l’étude des déplacements humains. Considéré par certains auteurs comme dépourvu de silex de modules propices à une production laminaire, ce terrain se révèle a contrario d’une richesse insoupçonnée en matériaux exploitables. S’il est vrai que les gîtes primaires (silex à l’affleurement), maintenant bien caractérisés, y sont peu nombreux et de superficie restreinte, les épandages détritiques issus des alluvions anciennes de la Loire, de l’Allier et de la Truyère fournissent une réserve abondante en géo-matériaux, exploitée lors des différentes phases d’occupation de l’espace régional. Une méthodologie renouvelée fondée sur le principe de chaîne évolutive des silicifications et ayant fait ses preuves pour le Paléolithique moyen, a été appliquée de façon exhaustive à trois séries « emblématiques » du Paléolithique supérieur régional : l’assemblage lithique de la grotte Chauvet en Ardèche, le Protomagdalénien de l’abri du Blot et le Badegoulien de la grotte du Rond-du-Barry en Haute-Loire. Les premiers résultats renouvellent la vision des approvisionnements en silex proposée depuis les années 1980 pour le Paléolithique supérieur du Massif central. Les comportements d’approvisionnement sont différents selon les cultures considérées. À la grotte Chauvet, on note une augmentation des distances de circulation des objets lithiques par rapport à celles définies à partir des séries moustériennes d’Ardèche. Les Protomagdaléniens du Blot pénètrent dans le Massif central avec des rognons de silex provenant des marges sud-ouest du Bassin parisien (Indre-et-Loire et Loir-et-Cher), situées à plus de 250 km du site vellave et donnent l’image d’une expédition en territoire inconnu. En revanche, les Badegouliens du Rond-du-Barry exploitent un spectre minéral local similaire à celui retrouvé dans l’occupation néandertalienne de la grotte de Sainte-Anne I toute proche ; à cette part de matériaux locaux et semi-locaux vient s’ajouter une composante variée de silex d’origines très lointaines (Loir-et-Cher), illustrant une parfaite connaissance de deux territoires distincts et évoquant une exploitation réfléchie et intégrée de deux zones d’un vaste domaine approprié. </description>
      <pubDate>Thu, 21 Nov 2024 16:52:06 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 21 Nov 2024 16:52:14 +0100</lastBuildDate>
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