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    <title>Auteurs : Christine Keulen</title>
    <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=276</link>
    <description>Publications de Auteurs Christine Keulen</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Les arènes de parade des tétras lyres (Tetrao tetrix) dans les Hautes-Fagnes de Belgique</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1898</link>
      <description>La première partie du présent article se consacre à une revue bibliographique de l'habitat du tétras lyre dans différentes régions d’Europe qui présentent. malgré leur diversité, certaines similitudes. La première concerne leur caractère de transition : stades jeunes des forêts claires, lisières des massifs forestiers alpins, landes… La deuxième concerne la richesse en éricacées des zones propices à la recherche de nourriture, à l’alimentation et à la reproduction (importance en particulier des myrtilles et des bruyères et dans une moindre mesure des rhododendrons, de la camarine…). Nous nous sommes intéressés plus particulièrement à la localisation des sites d'arènes au sein de l’habitat et avons voulu en savoir plus en ce qui concerne les Hautes-Fagnes de Belgique en réalisant une description, la plus complète possible, des sites traditionnels d'arènes et de leurs abords immédiats. Pour ce faire, nous avons décrit la végétation dans un cercle de 300 mètres de diamètre centré autour des places préférentielles des coqs sur l'arène. Ce sont principalement les recouvrements de la molinie, des éricacées et des autres ligneux qui ont été considérés ici. Nous avons également établi une carte des faciès de végétation selon une méthode qui s'apparente à celle décrite par Bernard (1981) pour les Alpes françaises. Les descriptions réalisées montrent que la composition de la végétation est très variable d'un site à l'autre. C'est davantage la structure de la végétation (ouverture du milieu ou hauteur) qui semble prépondérante ; ainsi, les sites où l’activité des tétras est la plus importante sont caractérisés par une végétation rase et une large ouverture du milieu. Nous avons ensuite réalisé un tableau récapitulatif des caractéristiques des arènes en prenant en compte un nombre maximum de paramètres : topographie générale du site, nature du sol, type de végétation, hauteur de végétation, ouverture du milieu, distance par rapport aux massifs d'éricacées, aux bois de feuillus ou de résineux, présence d'animaux (cf. les cervidés, les sangliers…)… L’analyse factorielle réalisée sur ces données montre que la fermeture du milieu et la présence de cervidés ou de sangliers sont des facteurs particulièrement néfastes à la présence du tétras lyre dans les Hautes-Fagnes. De même l'éloignement par rapport aux forêts rend les arènes plus attractives. D'autres critères influencent négativement la présence des tétras sur un site donné ; ce sont : la présence de plages « boueuses », l'humidité du sol de l'arène et l'éloignement par rapport aux zones d’éricacées. Diverses hypothèses sont habituellement avancées pour expliquer la localisation des arènes de parade : l'emplacement des places de poudrage, la proximité des sites d'hivernage ou de nidification des femelles, le dérangement, la proximité d'autres arènes, ou celle des ressources alimentaires. Ces différentes hypothèses sont discutées en regard des caractères propres du milieu fagnard. Une attention toute particulière a été apportée à l'examen du régime alimentaire du tétra-lyre dans les Hautes-Fagnes. La description des sites, les données déduites de l'analyse statistique et les observations de terrain permettent de proposer une série de mesures de gestion qui sont résumées grâce à des dessins au trait représentant des paysages fagnard avant et après gestion. This paper describes first the Black Grouse habitats in several European areas, which show some similarities despite their apparent diversity. Among these is the transition between habitats: young boreal forests, moors, peat bogs, skirts of alpine forests… The second common trend is the relationship between abundance of Ericaceae bushes and the propensity of black grouse to settle, feed and nest successfully. This review lays the stress on the precise location of arenas relatively to these areas, and focused on the Belgian Hautes-Fagnes. Numerous vegetation readings (concerning purple grasses, Ericaceae and tree cover, essentially) were carried out within circles of 300 metres in diameter, that were centred on the preferred display place of the cocks inside the arena, and vegetation maps were drawn, following the methodology used by Bernard (1981) to describe Black Grouse habitats in alpine forests. The vegetation assemblages differed considerably between different district areas, but consistent relationships were found between habitat structure and Black Grouse : the birds settled in greater numbers and displayed more frequently in open places with short cut vegetation than in any other places. Factor analysis was used to investigate the relationships between the quality of Black Grouse arenas and their characteristics : site topography, soil nature, landscape opening, vegetation structure, presence of red deer and wild boars, distances to woods or bushes,…  This analysis provided evidence that tree overgrowth, soil humidity, and presence of deer or wild boars are detrimental to Black Grouse arenas. Whereas proximity or Ericaceae bushes and landscape opening are enhancing the quality of the arenas. These results emphasize ecological requirements of Black Grouse, which need open places to display and communicate, as well as nearby foraging places and shelters for nesting females. Based on these results, suggestions for a better management of habitat resources in the Belgian Hautes-Fagnes are put forward. </description>
      <pubDate>Wed, 21 Feb 2024 12:25:47 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Mon, 18 Mar 2024 14:04:33 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Vocalisations du grèbe huppé (Podiceps cristatus L.)</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1860</link>
      <description>Chez les non-passereaux et en particulier chez les espèces possédant des parades visuelles très élaborées, le rôle des vocalisations a longtemps été considéré comme mineur dans la plupart des interactions sociales, si l'on excepte du moins les travaux relatifs à la reconnaissance du jeune ou du partenaire chez les oiseaux marins coloniaux. Néanmoins, de fines variations portant sur le rythme d'émission, l'amplitude ou plus rarement sur la fréquence des notes ont été mises en évidence chez des espèces telles le râle des genêts (Crex crex), le butor étoilé (Botaurus stellaris), le plongeon arctique (Gavia artica), le grand et le petit tétras (Tetrao urogallus et Tetrao tetrix)… Tout comme chez les oscines, passereaux chanteurs, ces variations entraîneraient une reconnaissance individuelle et par-delà populationnelle. Il nous est dès lors apparu intéressant d'étudier les vocalisations du grèbe huppé (Podiceps cristatus), espèce chez qui des comportements hautement ritualisés s'accompagnent d'émissions sonores assez nombreuses. Nous avons choisi, pour site principal d'étude, une noue de la Meuse située à Lanaye (sur la frontière belgo-néerlandaise) et, pour sites secondaires, d'autres plans d'eau échelonnés au long du fleuve depuis l'amont de Visé jusqu'à Thorn aux Pays-Bas. Les oiseaux y ont été enregistrés durant une grande partie de la saison de reproduction 1996. L'analyse sonographique de ces enregistrements nous a permis de dresser l'inventaire des vocalisations de l'espèce, de les décrire et d'en caractériser le contexte comportemental. L'une de ces vocalisations, le croassement, encore appelé dubble trumpet par Huxley, présente des variations inter-individuelles importantes basées sur la durée et sur la modulation de fréquences de l'émission sonore. Ces variations permettraient une reconnaissance individuelle des oiseaux et sous-tendrait aussi une reconnaissance sexuelle. Il est intéressant de noter que ces variations sont émises entre des oiseaux assez éloignés les uns des autres et dans des contextes où les stimuli visuels sont moins apparents. Par ailleurs, des oiseaux habitant en milieu urbain, donc plus bruyants, présentent des croassements occupant des gammes de fréquences plus élevées que celles observées sur les autres sites d'étude. Quoiqu'il soit présomptueux de conclure à des variations géographiques, ces résultats montrent néanmoins la variabilité existant au sein du répertoire vocal d'une espèce autrefois réputée pour la stéréotypie de ses émissions sonores. Vocalisations play a major role in Passerines social life, but for non-Passerines, their functions are reduced, especially in species presenting ritualised displays, although vocal recognition is important in marine birds. Recent studies focused on variability in the song of the Corncrake (Crex crex), the Bittern (Botaurus stellaris), the Black-throated diver (Gavia artica), the Capercaillie (Tetrao urogallus) and the Black Grouse (Tetrao tetrix). These variations could be used for individual and population recognition systems in the same way as the variations of the Passerines song. lt was then very interesting to investigate the vocalisations of the Great Crested Grebe (Podiceps cristatus), a species well known for its behaviour often associated to vocal signals.  An old cut-off of the river Meuse, on the Belgian-Dutch border, was chosen as the main study site, but other meanders or gravel pits along the river, from Visé in Belgium to Thorn in the Netherlands, were also investigated. The birds vocalisations were recorded during the 1996 breeding season.  We described the species vocal repertoire together with its behavioural context, by sonograms and video sequences analysis. One of these vocalisations, the crowing or « dubble trumpet », presents an inter-individual variation based on frequency modulation. This allows a potential for discriminations between and among populations and individuals as well. They are produced by birds when visual signals are not efficient. Grebes living in the city of Visé use more shrill calls.  This study shows that vocal variability can be found within a bird species also able to display complex visual signals. </description>
      <pubDate>Fri, 16 Feb 2024 14:08:35 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Tue, 12 Mar 2024 15:51:35 +0100</lastBuildDate>
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      <title>L'observation de la nidification de la mésange rémiz (Remiz pendulinus) sur le site de Lanaye</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1233</link>
      <description>Before a first capture in 1966 (on the shore of river Meuse, at Chertal, Liège), the penduline tit was unknown in Belgium. Since then, it has been seen more regularly, first as a migrant species and later on as a resident. In 1993, a successful nesting was observed in Namur area. The same year, we observed the nesting of a couple of penduline tits along a bend of the river Meuse, at Lanaye. From 1993 to 1996, several succesful nestings occured around the same site. We describe these events in this note, among other things. we focus on the behaviour of partners during the nest building. Inconnue en Belgique, avant une première capture, par S. Fontaine, (Service d’Éthologie) à Chertal (Meuse liégeoise), en 1966, la mésange rémiz (Remiz pendulinus) est observée régulièrement dans notre pays depuis 1982. D'abord notée, de plus en plus fréquemment, comme hôte de passage, au printemps et surtout en automne, elle est ensuite considérée comme hivernante dans certaines régions privilégiées avec des tentatives de nidification infructueuses à Harchies notamment (Anrys, 1989) et à Oost-Maarland-Eysden (Glineur, 1989). En région flamande, la nidification est régulière depuis l990 ; en Wallonie, une première preuve de nidification de l'espèce fut apportée en 1993, dans une zone humide de la province de Namur (Bertrand, 1993). Au cours de la même saison de reproduction, nous observions un autre cas de nidification réussie, à quelques mètres de la frontière belgo-néerlandaise, sur la presqu'île du Petit-Gravier à Lanaye. Cette nidification, observée assidûment, est relatée plus longuement dans cette note. En 1995, cinq nids occupés de mésange rémiz furent observés, sur le même site : quatre en territoire belge, le cinquième, une nouvelle fois, en territoire hollandais sur la presqu'île du Petit-Gravier. Enfin, en 1996, deux autres nids ont à nouveau été découverts sur le site de la « Vieille Meuse ». </description>
      <pubDate>Thu, 01 Feb 2024 10:55:43 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Tue, 12 Mar 2024 13:14:19 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Reconstruire la nature : le cas de la nouvelle gravière de Lanaye en Meuse belgo-néerlandaise</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1232</link>
      <description>Au cours des septante dernières années, la région de Lanaye, à la frontière belgo-néerlandaise, a été le témoin de grands travaux hydrauliques qui se traduisirent, notamment, par la construction du canal Albert et par d'importants travaux de rectification du cours de la Meuse, lesquels engendrèrent l'isolement de méandres. L'un de ceux-ci, la « Vieille Meuse » de Lanaye (un plan d'eau d'une superficie de 4 ha bordé de près de 3 ha de terrains) est devenu, en quelques années, une zone d'un grand intérêt biologique. Au vu des nécessités économiques actuelles, ce site est aujourd'hui menacé, en tout ou en partie, par les travaux d'expansion du complexe éclusier voisin. Dans le souci de sauvegarder les écosystèmes présents dans cette partie de la vallée mosane, le Ministère wallon de l’Équipement et des Transports (M.E.T.) a fait creuser, dès 1986, un site de substitution, la « nouvelle gravière de Lanaye », située quelque 500 mètres en amont du précédent. Le plan d'eau a une superficie globale de 3,9 ha et est entouré de terrains couvrant 1,6 ha. En 1993, le M.E.T. a fait appel au Service d’Éthologie de l'Université de Liège pour comparer les richesses biologiques respectives des deux sites ainsi que pour établir un plan d'aménagement et de gestion de cette nouvelle gravière. L'ensemble des travaux menés en 1993 et 1994 a fait l'objet d'une publication dans un précédent volume des cahiers d’Éthologie auquel nous renvoyons le lecteur pour de plus amples informations (Keulen, Loneux, Poncin, Ruwet, 1995, Cah. Ethol. 14 [1-2-3]). Les inventaires biologiques réalisés montrent notamment que c'est l'intrication des différents milieux semi-naturels disposés en ceinture ou en mosaïque autour du plan d'eau qui est à l'origine de la remarquable biodiversité du site de la « Vieille Meuse ». La nouvelle gravière, quant à elle, se révèle parfaitement à même de reproduire au fil du temps la mosaïque de milieux semi-naturels observée sur l'ancien site et partant, sa diversité floristique et faunistique. Pour que le processus de colonisation végétale ne soit pas enrayé par les activités humaines (pêche, promenade, activités naturalistes...), il s'est avéré indispensable de dresser un plan d'aménagement et d'occupation du site permettant notamment de cantonner le public à certains endroits. Différents travaux ont ainsi été menés en 1994 : créations de chemins, d'emplacements de pêche encadrés de bouturages, plantations de haies, de plantes amphibies… Rapidement il est apparu, aux yeux de toutes les parties concernées, qu'il était nécessaire d'établir un suivi scientifique de l'opération afin, notamment, de tester l’efficacité des aménagements réalisés et des mesures proposées ; aussi le M.E.T. a-t-il conclu en 1995 un nouveau contrat avec le Service d’Éthologie. La façon dont les aménagements ont été compris et respectés a été au centre des préoccupations, au cours des deux dernières saisons de reproduction. Les résultats des observations montrent que, globalement, la satisfaction est de mise. À titre d'exemple, la technique de création de chemins et d'emplacements de pêche semble probante puisqu'un des objectifs primordiaux est en bonne voie de réalisation, à savoir la reconstitution d'un cordon rivulaire d'arbustes et de plantes amphibies propices à la nidification des oiseaux d'eau et au frai des poissons. Il faudra néanmoins attendre quelques années encore pour que ces arbustes puissent remplir leur rôle de refuges. Les actes de vandalisme commis à l'égard des plantations, des panneaux d'information ou d'autres infrastructures mitigent néanmoins le succès de l'opération et démontrent clairement la nécessité d'une surveillance accrue du site. Le respect de la propreté de l'endroit reste aussi un point préoccupant. Enfin, les différents problèmes soulevés par la circulation des embarcations, sans cesse plus nombreuses sur le plan d'eau, ainsi que de leur amarrage, montrent la nécessité de débattre rapidement des conditions dans lesquelles ceux-ci doivent s'effectuer. Le nouveau contrat conclu avec le M.E.T. prévoyait aussi un suivi des études consacrées à la flore et à la faune sur le site-même de la nouvelle gravière. Toutes les observations réalisées montrent la bonne progression de la colonisation végétale et animale. Les crues « exceptionnelles » de 1993 et 1994, ont accéléré encore ce processus par l'importance des alluvions déposées sur les berges et l'île de la nouvelle gravière. Avec le boisement du site, la composition de l'avifaune évolue de manière perceptible. Par ailleurs, pour pallier aux critiques formulées quant à la superficie, relativement restreinte du site de la nouvelle gravière, le M.E.T. a demandé au Service d’Éthologie d'étendre les propositions d'aménagement à une pâture de 3 ha, la jouxtant en rive gauche (en aval du village). Le choix des chercheurs s'est porté vers la reconstitution, sur ce terrain, de milieux semi-naturels autrefois communs dans la région mais aujourd'hui rares ou disparus. La création d'un chapelet de mares, d'un verger d'arbres haute-tige issus de variétés anciennes, de haies ou d'alignements de saules têtards, 1'aménagement de micro-falaises pour la vie sauvage,... ont été proposés. Parallèlement aux études de terrain, un programme d'information et de vulgarisation dirigé par le Service d’Éthologie et mené par l'asbl FERN (Faune Éducation, Ressources Naturelles) a vu le jour. Il s'est concrétisé par la réalisation d'une exposition itinérante (dix panneaux didactiques), de deux films vidéo, d'une plaquette richement illustrée, d'un dépliant. Des panneaux d'information placés sur le site ont également été conçus. Le but de ce volet de vulgarisation est de conscientiser tout qui fréquente le site à la complexité et à la fragilité des communautés biologiques qu'il héberge. </description>
      <pubDate>Thu, 01 Feb 2024 10:54:48 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Tue, 12 Mar 2024 13:10:49 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Vocalisations de l'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris L.)</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1075</link>
      <description>This second paper concerning the territorial vocalizations of the starling in Belgium deals with the imitative song while the first one was concerned with the dialectal variations based on the specific notes (Cah. Ethol. Appl., 1984, 4 (4) : 219- 246). Song of territorial males were recorded in different areas of Belgium during the breeding seasons from 1982 to 1985. Their sonographic analysis points out the importance of vocal mimicry in the song of the starlings living in moderately wooded countries. This analysis also shows the fidelity of the imitative repertory and a lot of syntactical rules directing the elaboration of the song and controlling its specificity. Each male has a particular imitative repertory and shows distinctive sequences of imitative song. Vocal mimicry depends on the local sonorous conditions which introduce in the song ecological variations superimposed to the dialectal variations given by the specific notes. The imitative song of the starling retains a territorial meaning for the imitated species. The use of raptors vocalizations when one of them is present is a very challenging example of the possible function of vocal mimicry. The imitative song of the Belgian starlings seems to have several functions : populations recognition, sexual attraction, intra- and interspecific territoriality, play, relation with the predators, working at time according to environmental context. Cet article s'inscrit dans notre étude des vocalisations territoriales de l'étourneau sansonnet (Sturnus v. vulgaris L.) et fait suite à celui consacré aux variations dialectales (Cah. Ethol. Appl. 1984, 4 (4) : 219 - 246) . Il s'intéresse au répertoire imitatif de l'espèce. Les résultats obtenus après une première analyse d'enregistrements montrent la part importante qu' occupent les imitations en milieux bocager et semi -urbain. Les motifs empruntés s'intègrent dans le chant spécifique en respectant quelques règles syntaxiques. Les enchaînements de motifs sont le plus souvent constants et caractérisent un individu tout au long de la saison de reproduction et même d'une année à l'autre. Les imitations reflètent de façon pertinente l'ambiance sonore d'un milieu et introduisent davantage des variations écotypiques que géographiques. Les motifs empruntés conservent une valeur spécifique vis-à-vis de certaines espèces imitées. L'utilisation des cris de rapaces en présence de prédateurs offre un exemple intéressant de restitution des imitations dans un contexte logique. A la suite de l'énoncé des résultats, il apparaît que vouloir assigner un rôle précis au répertoire imitatif de l'étourneau est présomptueux. Diverses fonctions lui semblent en effet dévolues : attraction des femelles, activité ludique, territorialité intra- et interspécifique accrue, relations avec les prédateurs ... L'une prenant le pas sur l'autre suivant le contexte d'émission. </description>
      <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 15:15:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 14 Mar 2024 16:57:27 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Vocalisations de l'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris L.)</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=995</link>
      <description>Des travaux récents réalisés dans le bocage breton ont mis en évidence l'existence de phénomènes dialectaux très particuliers dans les vocalisations territoriales sifflées des étourneaux sansonnets. Dès lors, il est apparu intéressant de comparer les stratégies vocales déployées par les étourneaux belges (migrateurs partiels) à celles mises en œuvre par les étourneaux bretons (sédentaires). Des enregistrements de mâles territoriaux ont été réalisés dans différentes régions de Belgique, au cours de la saison de reproduction 1982 . Leur analyse met en évidence la composition du chant et les variations saisonnières ou régionales auxquelles elle est soumise. Nos travaux révèlent par ailleurs l'existence de stratégies vocales différentes propres à chacune des sous-populations de Belgique. L'importance des imitations dans le chant apparaît également comme un facteur distinctif entre les populations belges et bretonnes d'étourneaux. Recent works (realized in the Grove of Britanny) by researchers of Rennes University have shown the occurrence of special dialectal features in territorial whistled vocalizations of the starling. We found very interesting to compare the vocal strategies of some belgian populations of starlings (partial migratories) with those of the Briton ones (sedentaries). For this purpose, songs of territorial males were recorded in different areas of Belgium during the 1982 breeding season. Their sonographic analysis shows that they vary on an individual, regional and seasonal basis. Our results suggest the existence of different vocal strategies for each sub-population in Belgium. Vocal mimicry also seems to be an important distinctive feature between Belgian and Briton populations of starlings. </description>
      <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 13:45:48 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 31 Jan 2024 13:46:06 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Les communications acoustiques chez les oiseaux</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=560</link>
      <description>During the late 1950s, advancing technology allowed progress in the study of bird vocalizations. Several topics were handled about the syrinx structure and song learning mechanisms but the present approach emphasizes many examples about species recognition and variations in bird song. Some classical topics, in several species, are reviewed to show the rules which are used in species recognition. The design and evolution of vocal communication is limited by certain constraints. These constraints are physical (vocalizations structure depends on the structure of the syrinx and on the bird's weight), ecological (the sound seems adapted to the best propagation in the bird's environment) or behavioural…  Then we emphasized the studies about the functions of bird songs. The chosen examples show that it is not easy to distinguish territorial contexts from sexual attraction ; territoriality and breeding behaviour are indeed often bonded. lndividual recogniion by song in Oscines or other species is discussed and attempts are made to understand geographic variations. Following some authors these are the results of a cultural transmission of bird song characteristics ; for the others it's only geographical variations that occur over long distances. More research is needed before the full significance of dialects is understood, especially genetic studies. L'étude des vocalisations aviaires a pris son essor à la fin des années cinquante et a permis d'éclairer d'un jour nouveau le rôle des communications sonores dans le comportement social des oiseaux. La structure de l'organe phonatoire et les mécanismes d'apprentissage du chant ont été des axes de recherche particulièrement explorés mais le propos de la présente synthèse est avant tout d'appréhender, par une foule d'exemples, le problème de la spécificité des vocalisations et des variations qui se greffent sur celles-ci. Les règles qui président à la spécificité du chant sont discutées au travers d'expériences désormais classiques menées sur quelques espèces. Les contraintes distinctes de la spécificité sont alors examinées : celles-ci sont de natures diverses : environnementales (les vocalisations sont adaptées à la meilleure propagation possible dans le milieu environnant), anatomiques (la structure des vocalisations dépend de la structure de la syrinx et du poids de 1'oiseau), voire comportementales. Un intérêt plus particulier est alors porté aux fonctions des chants. Les nombreux exemples énoncés démontrent, si besoin en était encore, qu'il est parfois difficile de faire la part entre défense territoriale et attractivité sexuelle, les deux phénomènes étant intimement liés. Le problème de la reconnaissance individuelle est ensuite appréhendé tant chez les Oscines que chez les autres groupes d'oiseaux. Les variations régionales observées dans le chant des oiseaux résulteraient pour certains auteurs d'une véritable transmission culturelle du message spécifique, adapté aux conditions locales du milieu. Pour d'autres, au contraire, il ne s'agirait que de transformations progressives d'une forme dans une autre. L'avènement des techniques d'analyses génétiques permet d'éclairer d'un jour nouveau les expériences réalisées dans le domaine des vocalisations. </description>
      <pubDate>Fri, 26 Jan 2024 13:59:17 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 26 Jan 2024 13:59:53 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Étude comparative du chant imitatif de quelques oiseaux de marais : Gorgebleue à miroir blanc (Cyanosylvia svecica cyanecula), Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus L.) et Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=510</link>
      <description>La saison de reproduction des gorgebleues (Cyanosylvia svecica cyanecula), phragmites (Acrocephalus schoenobaenus) et rousserolles effarvattes (Acrocephalus scirpaceus) a été suivie au cours de l'année 1983, principalement dans la réserve &quot;De Maten&quot; à Genk. Les recherches en cours s'intéressent aux chants imitatifs des trois espèces précitées et à leurs fonctions éco-éthologiques. Au cours de cette première année d'études, les manifestations vocales des mâles cantonnés ont été enregistrées quotidiennement. L'analyse de ces enregistrements est à l'heure actuelle à peine ébauchée mais permit néanmoins de mettre en évidence les paramètres sur lesquels repose la spécificité du chant, et d'appréhender quelques règles syntaxiques simples présidant à leur élaboration. Chez la gorgebleue, les quelques analyses déjà réalisées annoncent l'existence possible de variations individuelles et géographiques basées sur le répertoire imitatif de l'espèce. De plus, bon nombre d'observations réalisées en 1983 ont trait à des compétitions entre espèces imitatrices et espèces imitées, interactions au cours desquelles les chants imitatifs semblent jouer un rôle important. The breeding season of bluethroats (Cyanosylvia svecica cyanecula), sedge warblers (Acrocephalus schoenobaenus) and reed warblers (Acrocephalus scirpaceus) has been studied during the year 1983 mainly in the Genk nature reserve (Belgium). The main scope of the research in progress is the study of the imitative song of the three species and of their ecoethological functions. During the first year of the study, the vocalizations of territorial males were recorded daily. The analysis of these records is at the present time only begun but it has made it possible to point out the parameters controlling the specificity of the song and a lot of syntactical rules directing its elaboration. The analysis also points out the possible existence of individual and geographical variations in the song of the bluethroat based on the imitative repertory of the species. Moreover many observations made in 1983 refer to interspecific competitions between imitator and imitated species. In these cases it may be possible that the imitative songs play an important role. </description>
      <pubDate>Fri, 26 Jan 2024 11:09:53 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 26 Jan 2024 11:10:03 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Vocalisations du bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) : évolution des caractéristiques individuelles et régionales du chant (1982-1997)</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=449</link>
      <description>Individual and geographic variations are often present in Emberizidae'songs in European as in American species. A few studies have shown some individual recognition in Reed Bunting song. Gailly (1982 a, b et c), for example, has studied the songs of Reed Buntings which are territorial in some Belgian or Dutch sites. His work pointed out the basis for an individual recognition and he supposed that a dialectal system existed in this species. The present study concerns a comparison of the repertories of Reed Buntings which were territorial in the 80s with those of birds territorial on the same sites more than ten years later. So we have recorded and analysed the songs of 84 Reed Buntings on three different sites and that at two different periods. The results show that Reed Bunting songs begin every time by the same note, called first note. The second note is also relatively constant over years but less than the first one. Our study has shown an important interindividual variability in the production of this first note in the different recorded males as well as an intra-individual male variability but this one is less pronounced. The variability between the recorded males should allow an individual recognition. The birds producing a same variant tend to gather in a same area. This situation is favoured in sites offering a habitat mosaic with arboreal barriers in between. When these barriers disappear, the mixing of small population groups seems possible. Our study also shows the stability of the songs repeftories concerning this first note in a same area over fifteen or thirteen years. This paper should be followed by new investigation on such topics as : genetic analyses, play-back experiments... Des variations individuelles et géographiques du chant ont été relevées dans le chant de plusieurs espèces d’Emberizidae américains ou européens. C'est ainsi que quelques auteurs ont mis en évidence, chez le bruant des roseaux, un système de reconnaissance individuelle basé sur la première note du chant. Gailly (1982 a, b et c), étudiant le répertoire de bruants des roseaux cantonnés dans divers sites belges, concluait à un système de reconnaissance individuelle qui sous-tendrait un système de reconnaissance populationnel complexe. Le but de la présente étude a été de confronter le répertoire d'oiseaux cantonnés dans les années 1980 à ceux des individus cantonnés en 1997 sur les mêmes sites afin d'appréhender la pérennité des caractéristiques du chant. Au total, le répertoire de 84 bruants des roseaux différents a été analysé sur trois sites différents. Nos travaux montrent que les oiseaux commencent toujours leur chant par la même note. La deuxième note apparaît également relativement stable mais néanmoins plus variable que la première. Notre étude de la variabilité intra- et interindividuelle du chant chez le bruant des roseaux s'est donc essentiellement intéressée à la première note. Une quinzaine de types de premières notes ont été reconnus dans le répertoire des oiseaux étudiés. Les résultats montrent que si la variabilité intra-individuelle dans l'émission de cette première note est faible, la variabilité interindividuelle est, elle, élevée. Les variations relevées induiraient une reconnaissance individuelle. D'autre part, l'examen de la répartition des variantes de la première note montre que le regroupement d'individus présentant le même type de chant serait favorisé dans des sites qui offrent une mosaïque de milieux différents séparés par des barrières de végétation. Lorsque ces barrières viennent à disparaître. il y aurait mélange des sous-groupes populationnels. Nos travaux ne mettent pas en évidence de variations géographiques : au contraire, des populations éloignées peuvent avoir des traits communs. L'étude révèle, par contre, la remarquable constance des répertoires au sein d'une même région une quinzaine d'années plus tard. Elle ouvre la porte à de nouvelles analyses : rediffusions, analyses génétiques... avant de conclure à un phénomène dialectal chez le bruant des roseaux. </description>
      <pubDate>Thu, 25 Jan 2024 16:48:56 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 14 Mar 2024 16:56:53 +0100</lastBuildDate>
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      <title>La biodiversité : une étude de cas. Le site de Lanaye en Meuse belgo-néerlandaise</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=374</link>
      <description>Les noues ou bras morts des cours d'eau navigables recèlent très souvent une grande richesse biologique. Tel est le cas de la « Vieille Meuse » située à Petit-Lanaye, à la frontière belgo-néerlandaise, entre Visé et Maastricht, à quelques centaines de mètres à peine des installations industrielles de la grande ville néerlandaise. Ce plan d'eau trouve son origine dans les grands travaux hydrauliques qui, dès le l9ème siècle, transformèrent profondément le paysage de cette région. En effet, de 1947 à 1987, dans la région de Lanaye, d'importants travaux de génie civil modifièrent considérablement le paysage de la plaine alluviale initiale et ce tant en Belgique qu'aux Pays-Bas. La rectification de la Meuse mitoyenne entraîna notamment, dans le courant des annécs 1960, le recoupement de deux méandres. Le site de la « Vieille Meuse », ancien méandre à gauche, fut alors définitivement isolé du cours nouveau du fleuve par le dépôt de masses de graviers et de terre, en sa rive droite. Les travaux réalisés apportèrent ainsi un remaniement important du lit et des berges du méandre initial, le privant en outre de toute alimentation en eau par l'amont. Toutefois, à la demande des associations de pêcheurs (« Syndicat des Pêcheurs en Eaux Banales », « Fédération des Pêcheurs de la Basse Meuse liégeoise »), les services de la « Direction des Voies Hydrauliques de Liège » maintinrent un étroit chenal de communication avec la Meuse vers l'aval. Trente années après ce remaniement, le site se révèle d'un grand intérêt biologique. Cette richesse naturelle était pourtant en sursis puisqu'il s'avérait, dès le départ, que la construction projetée d'une quatrième écluse à Lanaye détruirait, totalement ou partiellement, le site reconverti. En 198-5, heureusement, le creusement d'une nouvelle gravière quelques centaines de mètres en amont allait se révéler apte, dès sa conception, à recueillir les populations de plantes et d'animaux contraintes de chercher ailleurs le « gîte et le couvert ». Depuis une trentaine d'années, le Service d’Éthologie de l’Université de Liègc se consacre à l'étude du comportement et de la dynamique des populations des animaux sauvages et de leurs habitats, ainsi qu'à leur protection. Au cours des sept dernières années, une partie de ces travaux ont eu pour cadre le site de la « Vieille Meuse » à Lanaye. Fort de sa connaissance du site d'une part, et de son expérience en ces matières, d'autre part, le Service d’Éthologie a fait une offre de service au MET, se proposant à évaluer la richesse de la biodiversité sur le site de la « Vieille Meuse » et de proposer un plan d'aménagement de la nouvelle gravière afin de lui faire jouer le plus rapidement possible son rôle de site de substitution. Dans un premier temps, les travaux réalisés en 1993 ont donc eu pour principal objet de compléter les données relatives aux populations d'oiseaux présentes sur les deux sites et, surtout, d'aborder de manière plus approfondie les autres volets de la recherche, à savoir : un inventaire des plantes et une étude de la répartition de leurs associations : un inventaire général et la caractérisation des habitats des oiseaux ; une caractérisation des sites de frai et un recensement des populations de poissons ; un recensement des populations de batraciens ; l'intégration de ces données avec celles existant pour d'autres groupes d'animaux (insectes, mollusques d'eau douce, mammifères...) ; l'évaluation de la diversité biologique du site de substitution et la définition des grandes lignes de son plan d'aménagement. Les résultats sont éloquents. Sur une surface relativement restreinte (6,8 hectares) s'est différenciée, en quelques décennies, une série de milieux semi-naturels : bois alluvial, bois sur sol frais, oseraie, prairies humides, prairies sur sol frais et zones buissonnantes, etc. C'est l'intrication de ces différents milieux semi-naturels, disposés en ceinture ou en mosaïque autour du plan d'eau, qui est à l’origine de l'incroyable richesse biologique du site de la « Vieille Meuse ». Dans ces sept grands milieux, plus de 300 espèces de plantes ont été recensées, près de 130 espèces d'oiseaux y ont été dénombrées, dont 52 sont nidificatrices. Le plan d'eau est par ailleurs une frayère importante pour une dizaine d'espèces de poissons: brème, carpe, perche, sandre, gardon, rotengle, brochet… Sur l’ensemble du site, des insectes, des mollusques, des batraciens, des reptiles et des mammifères abondent, parmi lesquels quelques espèces rares ou menacées de disparition en Wallonie. Cette richesse floristique et faunistique indéniable a été comparée à celle observée sur le site de la nouvelle gravière. Sur cette dernière, la colonisation végétale n'est pas encore aussi engagée, mais globalement, les capacités d'accueil du milieu sont comparables. Sur base des différents relevés et observations réalisés en 1993 et au cours des années antérieures, le Service d’Éthologie propose les grandes lignes d'un plan d'aménagement et de gestion du site de substitution afin d'assurer la pérennité de la biodiversité du site de la « Vieille Meuse » et la cohabitation de ses utilisateurs actuels (pêcheurs, naturalistes, promeneurs). A titre d'essais différents travaux d'aménagements ont ainsi été réalisés début 1994, sous surveillance scientifique, par l’asbl « GENET - interservice ». Parallèlement aux études de terrain, un projet d'information et de vulgarisation, dirigé par le Service d’Éthologie, est mené par l'asbl « FERN » (Faune, Éducation, Ressources Naturelles), partenaire au projet. Il veut attirer l'attention du public sur la complexité et la fragilité des communautés biologiques. Il s'adresse particulièrement aux promeneurs, naturalistes, ornithologues, pêcheurs, enseignants, enfants des écoles et aux associations culturelles. Il s'est concrétisé par la réalisation d'un film vidéo et de huit panneaux didactiques pouvant constituer une exposition itinérante. The rivers' backwaters are usually characterized by the richness of their fauna and flora. Such is the backwater locally called « Vieille Meuse ») near Liège (between Visé and Maastricht), at the border of the Netherlands. Since the ninetecnth cenlury the landscape of the alluvial plain has been deeply modified following on tremendous works. For instance the site called « Vieille Meuse » originates from a meander which has been cut off from the river Meuse thirty years ago, with a breakwater on its right side. At that time, fishermen’s societies requested for the maintenance of a narrow channel allowing passage of the water from the lower parts of the main river. Thirty years later, the place appeared as a site of high biological interest. However, this didn't prevent the Administration of Public Works from deciding thc construction of a new lock at that place. In 1985, a new gravel-pit was digged out to offer a replacement site for the threatened « Vieille Meuse » where flora and fauna of the meander should be best protected. For the ten last years, the Ethology Laboratory of the University of Liège (Prof. J.-Cl. Ruwet) has been studying the richness of wildlife of the site « Vieillc Meuse ». It has been officially requested by the Ministry of Public Works (Hydraulic Engineering) to produce an inventory of the biological diversity of the site, and to recommend a plan for the setting up of the new gravel-pit. Accordingly, during the whole year 1993, scientists studied the fauna and the flora of the both sites (the former meander and the new gravel-pit). They have clearly described and caracterized the main birds' habitats and the main spawning sites of fishes. The results of these studies are most interesting. As a matter of fact, about seven various semi-nalural sites have developped on this relatively confined area (6,8 hectares). Biologists were able to identify more than 300 species of plants and about 130 species of birds, 52 of them beinq nesting species. The reach appeared as an important spawning site for about ten species of fish. All over the site, insects, arachnida, mollucs, batrachians, reptils and mammals are abundant. Some of them belong to the list of the threatened species in Wallonia. ln comparison with the undeniable richness of wildlife on the site « Vieille Meuse », the growning vegetation of the new gravel-pit isn't yet so lush but the characteristics of the various habitats are quite identical. So, the Ethology Laboratory worked out a management plan of the gravel-pit in order to protect, as much as possible the biodiversity of the « Vieille Meuse ». Some of these proposals were tested during winter 1994 and carried under scientific supervision of the NPMA « G.E.N.E.T.-Interservice ». Another partner society, FERN, is in charge of popularizing the experience and of emphazing the fragility of the biodiversity. With this aim in view, a video film and eight didactic panels were created. </description>
      <pubDate>Tue, 23 Jan 2024 16:20:56 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Tue, 23 Jan 2024 16:21:15 +0100</lastBuildDate>
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