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    <title>Volume 17, fascicule 2-3-4</title>
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    <category domain="https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=231">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Fri, 19 Jan 2024 11:19:41 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>Couverture - Volume 17, fascicule 2-3-4 </title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=798</link>
      <pubDate>Tue, 30 Jan 2024 11:43:19 +0100</pubDate>
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      <title>Avant-propos </title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1865</link>
      <pubDate>Fri, 16 Feb 2024 16:36:16 +0100</pubDate>
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      <title>Inventaire et évolution des arènes de parade, dénombrement des tétras lyres (Tetrao tetrix) et évolution de leurs effectifs sur le plateau des Hautes-Fagnes : 1966-1997 </title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1866</link>
      <description>Black Grouse is a most endangered species in central and western Europe, and the Hautes-Fagnes plateau in the Belgian Ardenne is probably its most western sanctuary on the continent. This Hautes-Fagnes plateau (summit of Belgium), a mixture of peat bogs and large forests, turned into moorland through traditional agricultural practices. Moorland reached its largest extent (17,500 ha) two centuries ago, then declined progressively down to 5,002 ha in the early 1960s, as new economic needs caused them to be drained and planted with spruce tree cultures. About 4,000 ha were saved in 1957 and 1964 as parts of the Hautes-Fagnes Nature Reserve, but the population of Black Grouse, a flag species for all plants and animals sharing the same habitats, had already suffered a sensible decline at that time. ln order to contribute to its conservation, we organized inventories and descriptions of thirty arenas where cocks gather in spring for Iekking (the very places to watch and count them), and these provided most valuable knowledge of the fluctuations of their numbers over the Iast thirty years and insight into the nature of risk factors.  Thanks to important recruitments in the late 1960s, the population grew up to 198 males in 1971, then it collapsed down to 42 cocks in 1976. During the next 20 years, it fluctuated between about 80 (e.g. 1977, 1987), and less than 40 (e.g. 1982, 1983, 1995). The latest surveys in 1996 and 1997 revealed less than 30 cocks. The present situation is thus more critical than in the mid l970s, and even made worse by the spontaneous evolution of some parts of the Nature Reserve from attractive moorlands to less attractive woodlands. Considering that this evolution partly originates from weather dependent variations of recruitment (see Loneux et al.), hard work and strict policies are urgently needed to restore Black Grouse’s habitat (see Keulen et al.) and to enhance their populations, bearing in mind that a stock of 50 cocks is the Iower limit to face hazards of any kind during low density periods. Such a Black Grouse centered management policy will also benefit to all plant and animal species inhabiting the same open landscape. </description>
      <pubDate>Tue, 20 Feb 2024 09:39:58 +0100</pubDate>
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      <title>Évolution des populations du tétras lyre Tetrao tetrix L. en Europe : un essai de synthèse </title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1869</link>
      <description>1. - La petite population de tétras lyres des Hautes-Fagnes de Belgique est distante d'au moins 100 km des îlots populationnels subsistant dans les pays voisins, Pays-Bas et Allemagne principalement et, a fortiori, de ceux d'Europe centrale, des Alpes, de Fennoscandie et de Grande-Bretagne. Les populations des autres sites belges, encore occupés il y a deux décennies, ont aujourd'hui disparu. Cette petite population a réussi jusqu 'à présent à éviter l'extinction ; la Réserve Naturelle Domaniale des Hautes-Fagnes constitue donc le dernier refuge de l'espèce en limite occidentale de son aire de répartition continentale. Au cours des trois dernières décennies, les effectifs des coqs recensés au printemps sur les arènes de parade y ont fluctué dans des limites caractérisées par un pic exceptionnel d'abondance en 1971-72 (198 coqs), et un plancher de quelque 25 exemplaires au milieu des années 60 et 90, entrecoupés par des remontées plus ou moins marquées des effectifs au cours des années 70 et 80. La situation est aujourd'hui très préoccupante.  2. - Le profil des fluctuations de la population fagnarde présente bien des points communs avec celui d'autres populations qui ont été étudiées ailleurs en Europe, soit des variations régulières des effectifs s’inscrivant dans une tendance générale au déclin. Cette similitude avait déjà été esquissée dans une synthèse publiée en 1982. La masse de travaux consacrés aux populations sauvages et naturelles des tétras lyres, la qualité des données récoltées, les efforts consentis ici et là pour inverser la tendance à la baisse justifiaient qu'une nouvelle analyse soit faite des données de la bibliographie, et qu' une nouvelle synthèse en soit présentée au bénéfice de tous ceux qui s'impliquent dans des efforts de conservation de cette espèce. Les buts en sont de comparer plus finement la situation de notre population locale par rapport aux autres populations européennes, de façon à identifier les facteurs-clé affectant les effectifs, de préciser les priorités de recherche et d'affiner les outils de gestion et les politiques de conservation.  3. - Les populations de tétras lyre des régions nordiques se portent mieux que celles d'Europe occidentale et centrale qui s'apparentent à des petites populations insularisées, relativement éloignées les unes des autres. S'il est vrai que des tétras peuvent effectuer des déplacements de quelques dizaines de kilomètres, leur sédentarisme foncier ne laisse pas espérer des échanges spontanés entre les îlots qui subsistent ; plusieurs ont d'ailleurs disparu au cours des deux dernières décennies en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas ... Les facteurs responsables de cette situation, clairement identifiés par tous les chercheurs, sont : le morcellement, l'éparpillement, voire la disparition des sites habitables ; la modification de la structure des milieux indispensables à l’ensemble du cycle de vie des tétras ; l'évolution généralisée des habitats de type ouvert qu'affectionnent les tétras lyres vers des paysages fermés plus boisés ; l'augmentation consécutive des ongulés sauvages - cerfs et sangliers -, liés l'un et l'autre négativement aux effectifs des tétras du fait du piétinement et de la concurrence alimentaire exercée sur les éricacées ; la destruction dans les landes ouvertes des sites de nidification et la concurrence alimentaire exercée par le surpâturage dont sont responsables les trop fortes charges en ovins et bovins ; et, enfin , le dérangement lié aux activités humaines, essentiellement le tourisme estival et les sports de neige, ceux-ci se révélant spécialement néfastes.  4. - D'autres facteurs invoqués dans la littérature pour expliquer le déclin des populations sont : la pression de chasse, dans les pays où l'espèce n'est pas encore totalement protégée ; les maladies parasitaires, qui ne jouent un rôle que sous les très fortes densités ; la disponibilité en nourriture, qui dépend de la qualité de l'habitat, des conditions météorologiques, et de la concurrence avec d'autres herbivores ; le succès reproducteur insuffisant, le succès dépendant de la qualité de la nourriture disponible pour les poules au printemps, de la qualité du couvert où nicher, du temps qu'il fait lors de la croissance des jeunes ; l'introduction d'espèces concurrentes, comme le faisan, qui tend à occuper les mêmes niches. Notons que le climat n'a pas fait récemment l'objet d'études de longue haleine, et n'est pas désigné, dans les études publiées, comme un facteur de déclin à long terme des populations. Dans la majorité des études, la prédation n'est pas mise en cause comme facteur responsable du déclin des effectifs du tétras lyre. Des expériences n’ont pas réussi à mettre en évidence à ce sujet la responsabilité des corvidés, renards, rapaces. Une population saine doit d'ailleurs être à même de faire face aux pressions de prédation, qui jouent un rôle dans le maintien des qualités de l'espèce. Il reste que, dans le cas de très petites populations réduites à quelques dizaines d'exemplaires, la moindre capture, le moindre prélèvement effectués par un prédateur prennent une importance disproportionnée.  5. - S'agissant de telles petites populations, il existe des exemples de recouvrement et d'expansion inespérée des effectifs, à des niveaux supérieurs à ce qui était connu antérieurement dans ces régions, et ce par la grâce de modifications profondes, voulues ou fortuites - incendies, pluies acides ou tempêtes réouvrant des paysages boisés -, de la structure de l'habitat. Il faudrait – et certains le font avec succès - oser des mesures de restauration des habitats aussi radicales ! Rappelons que l’habitat favorable au tétras lyre est le milieu de transition entre le paysage ouvert de landes et tourbières et les premiers stades de recolonisation forestière. L'espèce affectionne spécialement les zones à Vaccinium et les landes à bruyères ; sorbiers, bouleaux, pins et mélèzes sont également appréciés et interviennent dans son alimentation, surtout en automne et en hiver. Un milieu trop boisé est néfaste par manque de végétation au sol où se nourrir et nicher, situation aggravée par la charge en ongulés sauvages ; un milieu trop ouvert, notamment les landes surpâturées par les ovins et bovins domestiques, est néfaste par manque de sites de nidification et possibilités de s'alimenter. L'habitat du tétras lyre, par définition constitué de stades de transition, était entretenu jadis par des activités agropastorales diluées sur de grandes surfaces. L'abandon de ces pratiques signifie un boisement irréversible, obligeant les gestionnaires de réserves naturelles à un entretien continu de la diversité des milieux. Celles-ci doivent pourvoir aux besoins vitaux des tétras à tous les stades de leur cycle annuel : aires de parade pour la rencontre des sexes et des accouplements ; zones de nidification et d'élevage des jeunes assurant couvert de protection et nourriture ; remises hivernales assurant une tranquillité absolue en période de stress énergétique ainsi que la nourriture indispensable pour y faire face.  6. - En conclusion, l'avenir du tétras lyre en Europe, et son maintien dans ses postes avancés en limite ouest de son aire de répartition, impliquent d' importants efforts de restauration de ses habitats sous tous les aspects indispensables à la satisfaction de ses besoins, et des mesures strictes propres à assurer sa tranquillité et sa sécurité, et ce, dans un cas comme dans l'autre, à tous les stades cruciaux de son cycle annuel : parade, nidification, élevage des jeunes, hivernage. The Black Grouse population of south-eastern Belgium is relatively isolated from other populations scattered over western and central Europe. lt has nevertheless succeeded in maintaining small numbers and so far in avoiding extinction. During the three past decades, numbers of cocks censused in spring in the Hautes-Fagnes have fluctuated with in limits characterized by an exceptional peak of two hundreds in 1971-72 and a floor of some twenty-five male individuals in the mid-sixties as well as now, with less pronounced recovering and lowering meanwhile. The situation of that local population is very similar to what has been observed in populations elsewhere in Europe : more or less regular fluctuations and a long lasting decline trend. We have therefore investigated the bulk of European papers published on the population ecology of tetraonid species. The aim is to update a previous review published in 1982, by comparing our local situation with other ones as well as with the global situation on the continent, in order to identify key factors affecting populations numbers, and finally, to precise research targets and improve conservation tools. Fragmentation and modifications of the habitats turning from open landscapes to more wooded ones, and disturbance by human activities - exploitation of peatland or of boreal and alpine forests, overgrazing in moorlands and development of recreational activities - are considered to be the main factors affecting level and survival of populations, particularly sensitive while nesting and wintering. Important charges of domestic or wild ungulates - sheep, cattle, red deer, boar - have negative effects. Tetraonid populations are considered able to resist interactions with predators - fox, raptors, corvids – but this is to be considered cautiously as far as very small relictual populations are concerned. Considering these different influences, any management programme aiming to enhance the populations of Black Grouse in Europe should pay attention to several actors to preserve or restore the quietness of the birds during all critical stages of their life cycle, and essentially during courting, nesting and over wintering. Finally, effects of short-term and long-term variations and evolution of climate are to be investigated over decades. </description>
      <pubDate>Tue, 20 Feb 2024 11:18:34 +0100</pubDate>
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      <title>Influence du climat sur l'évolution de la population de tétras lyres Tetrao tetrix dans les Hautes-Fagnes de Belgique de 1967 à 1996 </title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1890</link>
      <description>L'étude présentée traite les données démographiques de la population fluctuante des petits coqs de bruyère des Hautes-Fagnes, obtenues par recensement printanier aux arènes, en les mettant en relation avec des données météorologiques locales, choisies pour leur influence connue sur la survie des oiseaux à différentes périodes du cycle vital de l'espèce. L'approche statistique utilisée est une modélisation sur base de régressions multiples appliquées à un modèle de POISSON, en utilisant le logiciel GLIM4. La dynamique étudiée couvre trente années de recensements (1967-1996). Les valeurs estimées par le meilleur modèle suivent exceptionnellement bien les valeurs observées sur le terrain. Les variables retenues qui expliquent le mieux les fluctuations de population du petit coq de bruyère dans les Hautes-Fagnes sont, outre la population mère : le climat des deux hivers précédents, traduit par la moyenne de la température minimale du 1er novembre au 31 mars (effet -) ; le climat de périodes supposées proches de l'éclosion, traduit par la température minimale moyenne sur 3 semaines à partir du 16 juin (effet +) et la somme des précipitations sur 3 semaines à partir du 1er juin (effet -) ; le climat de la période supposée d'incubation, traduit par le cumul des précipitations sur 4 semaines à partir du 19 et du 25 mai (effet – ou + respectivement) ; et le climat du mois de septembre, traduit par la somme des précipitations durant ce mois (effet -), toutes ces données concernant l'année qui précède l'année d'estimation. Les tétras lyres profitent d'hivers froids et supportent mal les hivers doux. Cette relation s'explique par le niveau très bas de leur métabolisme hivernal, adapté à une vie rythmée par le repos prolongé en igloo et les courtes périodes de recherche d'une nourriture alors de faible valeur énergétique. L'hiver est une épreuve éliminatoire pour les jeunes tétras, qui n'ont pas encore atteint le poids des adultes, et constitue par la suite la période la plus cruciale du cycle de vie des adultes. Nos résultats le confirment incontestablement pour la population des Hautes-Fagnes. Les tétras profitent d’un climat estival chaud et sec, pendant des périodes supposées couvrir les premières semaines de vie des poussins. En ce qui concerne les précipitations cumulées sur 4 semaines supposées correspondre à la période d'incubation, une étude ultérieure devra envisager l'ajustement du paramètre à des périodes plus courtes, pour déceler à partir de quelle date le signe change . Un mois de septembre pluvieux est néfaste aux tétras. Lorsque les valeurs estimées s'écartent plus ou moins des valeurs observées, d'autres facteurs que les variables climatiques prises en compte par le modèle ont été prédominants. Le modèle prévoit bien le sens des fluctuations observées, mais diverge avec plus ou moins d'intensité pour 5 années sur les 30, que ce soit dans un sens ou dans l'autre (1980, 1983, 1986, 1990, 1996). II est rassurant que ce modèle climatique ne concorde pas parfaitement, car il signifierait que les autres types de facteurs sont négligeables, ce qui paraîtrait aberrant face aux conclusions de nombreuses publications sur le sujet. S'il nous paraît raisonnable de négliger l'effet des maladies au profit des facteurs « qualité de l'habitat » et « dérangement », nous pouvons nous attendre à ce que le facteur « prédation », jugé négligeable au sein d'une population viable, ait peut-être plus d'impact ces 4 dernières années du fait de la grande densité des renards (prédateur opportuniste) et de la très faible densité des tétras (point le plus bas depuis 1967). Nous devons rechercher, pour les années de non-concordance, les événements ou phénomènes qui auraient pu marquer leurs effets, négatifs ou positifs : incendies, activités de gestion particulières ou manque de gestion, dérangement direct ou indirect par les promeneurs ou leurs chiens, les skieurs, les photographes… Ce genre d'informations demande un archivage régulier des faits constatés, par les gestionnaires, le personnel de surveillance, et les fagnards fréquemment sur le terrain. This study involves demographic data on the varying population size of Black Grouse living in the « Hautes-Fagnes » obtained during yearly spring censuses on their arenas. These are related to data on local meteorological conditions having a known influence on the survival of these birds during the various periods of the life cycle of the species. The data were modelled by POISSON multiple regression using the GLIM4 software. The dynamics studied cover a period of thirty years of censuses (1967-1996). The predictions from the best statistical model follow the observed values exceptionally well. The variables best explaining the changes in population size of the Black Grouse in the « Hautes-Fagnes » are, in addition to the mother population : the climate during the previous two winters as measured by the mean of the minimum temperatures from 1 November to 31 March (negative effect) ; the climate close to the period of hatching, measured by the mean minimum temperature during the three weeks starting on 16 June (positive effect) and the total precipitation during the three weeks starting on 1 June (negative effect) ; the climate during incubation, measured by the total precipitation during four weeks starting on the 19 and 25 May (negative and positive effects, respectively) ; and the climate during September, measured by the total precipitation during this month (negative effect). All of these data involve the year preceding that being studied. Black Grouse benefit from cold winters, standing badly the mild winters. This relationship is explained by the low level of their winter metabolism, adapted to a winter life based on long rests in igloos and short periods looking for food of low energy value. Winter acts as an elimination trial for the young grouse who do not yet have the adult weight. Later, this is also a crucial period of the life cycle of adults. Our results unquestionably confirm this for the population in « Hautes-Fagnes ». Black Grouse benefit from a warm dry summer climate during the periods covering the first weeks of life of the chicks. For the total precipitation over the four weeks covering the incubation period, a subsequent study will look at shorter periods to attempt to determine at what date the effect is reversed. A rainy September is bad for the grouse. When the predictions are far from the observed values, other variables than the climatic ones used in the model must dominate. The model predicts well the direction of the variation observed, but diverges more or less from the exact value in five of the 30 years, in one direction or the other (1980, 1983, 1986, 1990, 1996). It is reassuring that this climatic model does not agree perfectly with the observations because that would mean that all other factors are negligible, contradicting many publications on the subject. If it seems reasonable to ignore the effect of illness in favour of factors involving « quality of habitat » or « disturbances », the factor, « predation », thought to be negligible in a viable population, may have had more impact the last four years because of the higher density of foxes (an opportunistic predator) and the low density of grouse (the lowest point since 1967). For the poorly predicted years, we should look for events or phenomena that could have produced effects, positive or negative : fires, specific management activities or lack of management, direct or indirect disturbances by walkers or their dogs, skiers, photographers. This type o f information requires archives regularly fed by the facts noticed by foresters, wardens, naturalists as well as local inhabitants who are often in the field. </description>
      <pubDate>Tue, 20 Feb 2024 16:57:50 +0100</pubDate>
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      <title>Les arènes de parade des tétras lyres (Tetrao tetrix) dans les Hautes-Fagnes de Belgique </title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1898</link>
      <description>La première partie du présent article se consacre à une revue bibliographique de l'habitat du tétras lyre dans différentes régions d’Europe qui présentent. malgré leur diversité, certaines similitudes. La première concerne leur caractère de transition : stades jeunes des forêts claires, lisières des massifs forestiers alpins, landes… La deuxième concerne la richesse en éricacées des zones propices à la recherche de nourriture, à l’alimentation et à la reproduction (importance en particulier des myrtilles et des bruyères et dans une moindre mesure des rhododendrons, de la camarine…). Nous nous sommes intéressés plus particulièrement à la localisation des sites d'arènes au sein de l’habitat et avons voulu en savoir plus en ce qui concerne les Hautes-Fagnes de Belgique en réalisant une description, la plus complète possible, des sites traditionnels d'arènes et de leurs abords immédiats. Pour ce faire, nous avons décrit la végétation dans un cercle de 300 mètres de diamètre centré autour des places préférentielles des coqs sur l'arène. Ce sont principalement les recouvrements de la molinie, des éricacées et des autres ligneux qui ont été considérés ici. Nous avons également établi une carte des faciès de végétation selon une méthode qui s'apparente à celle décrite par Bernard (1981) pour les Alpes françaises. Les descriptions réalisées montrent que la composition de la végétation est très variable d'un site à l'autre. C'est davantage la structure de la végétation (ouverture du milieu ou hauteur) qui semble prépondérante ; ainsi, les sites où l’activité des tétras est la plus importante sont caractérisés par une végétation rase et une large ouverture du milieu. Nous avons ensuite réalisé un tableau récapitulatif des caractéristiques des arènes en prenant en compte un nombre maximum de paramètres : topographie générale du site, nature du sol, type de végétation, hauteur de végétation, ouverture du milieu, distance par rapport aux massifs d'éricacées, aux bois de feuillus ou de résineux, présence d'animaux (cf. les cervidés, les sangliers…)… L’analyse factorielle réalisée sur ces données montre que la fermeture du milieu et la présence de cervidés ou de sangliers sont des facteurs particulièrement néfastes à la présence du tétras lyre dans les Hautes-Fagnes. De même l'éloignement par rapport aux forêts rend les arènes plus attractives. D'autres critères influencent négativement la présence des tétras sur un site donné ; ce sont : la présence de plages « boueuses », l'humidité du sol de l'arène et l'éloignement par rapport aux zones d’éricacées. Diverses hypothèses sont habituellement avancées pour expliquer la localisation des arènes de parade : l'emplacement des places de poudrage, la proximité des sites d'hivernage ou de nidification des femelles, le dérangement, la proximité d'autres arènes, ou celle des ressources alimentaires. Ces différentes hypothèses sont discutées en regard des caractères propres du milieu fagnard. Une attention toute particulière a été apportée à l'examen du régime alimentaire du tétra-lyre dans les Hautes-Fagnes. La description des sites, les données déduites de l'analyse statistique et les observations de terrain permettent de proposer une série de mesures de gestion qui sont résumées grâce à des dessins au trait représentant des paysages fagnard avant et après gestion. This paper describes first the Black Grouse habitats in several European areas, which show some similarities despite their apparent diversity. Among these is the transition between habitats: young boreal forests, moors, peat bogs, skirts of alpine forests… The second common trend is the relationship between abundance of Ericaceae bushes and the propensity of black grouse to settle, feed and nest successfully. This review lays the stress on the precise location of arenas relatively to these areas, and focused on the Belgian Hautes-Fagnes. Numerous vegetation readings (concerning purple grasses, Ericaceae and tree cover, essentially) were carried out within circles of 300 metres in diameter, that were centred on the preferred display place of the cocks inside the arena, and vegetation maps were drawn, following the methodology used by Bernard (1981) to describe Black Grouse habitats in alpine forests. The vegetation assemblages differed considerably between different district areas, but consistent relationships were found between habitat structure and Black Grouse : the birds settled in greater numbers and displayed more frequently in open places with short cut vegetation than in any other places. Factor analysis was used to investigate the relationships between the quality of Black Grouse arenas and their characteristics : site topography, soil nature, landscape opening, vegetation structure, presence of red deer and wild boars, distances to woods or bushes,…  This analysis provided evidence that tree overgrowth, soil humidity, and presence of deer or wild boars are detrimental to Black Grouse arenas. Whereas proximity or Ericaceae bushes and landscape opening are enhancing the quality of the arenas. These results emphasize ecological requirements of Black Grouse, which need open places to display and communicate, as well as nearby foraging places and shelters for nesting females. Based on these results, suggestions for a better management of habitat resources in the Belgian Hautes-Fagnes are put forward. </description>
      <pubDate>Wed, 21 Feb 2024 12:25:47 +0100</pubDate>
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