<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Auteurs : Damien Sonny</title>
    <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1053</link>
    <description>Publications de Auteurs Damien Sonny</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>La dévalaison des poissons dans la Meuse moyenne belge</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1123</link>
      <description>L’objectif de cette étude était de caractériser les profils de dévalaison des poissons dans la Meuse pour mieux comprendre la phénologie, la signification biologique et les implications démographiques liées à ce phénomène. Notre méthode était basée sur le suivi des rythmes d’entraînement des poissons sur la prise d’eau de refroidissement de la centrale nucléaire de Tihange, à l’échelle annuelle, saisonnière et journalière.  Nous avons d’abord décrit, au sein de la communauté ichthyologique la plus abondante recensée en Meuse wallonne, les profils globaux de dévalaison à l’échelle annuelle et défini des groupes d’espèces dont le statut écologique dans la Meuse mérite une analyse approfondie de leurs mouvements, dans le contexte particulier de l’altération des habitats et de la fragmentation longitudinale du fleuve. Outre le cas des poissons migrateurs amphihalins, les poissons Cyprinidae rhéophiles (le hotu Chondrostoma nasus et le chevesne Leuciscus cephalus), dont les populations actuelles sont des vestiges de l’ancienne zone à barbeau qu’était la Meuse avant ses aménagements, ont montré des profils de dérive particulièrement prononcés chez les 0+, non seulement durant leur croissance estivale, mais surtout lors des hausses du débit de la Meuse en automne.  Les facteurs hydrologiques semblent avoir une influence particulièrement accentuée sur la dérive des 0+ en raison du haut degré d’altération des berges, ce qui pose des questions sur le devenir de ces poissons dispersés vers l’aval et les implications sur le recrutement des juvéniles de ces espèces en perpétuel déséquilibre démographique. Par ailleurs, l’abondance de poissons rhéophiles lithophiles, sous la forme de 0+, nous a conduit à examiner la contribution potentielle des affluents dans les populations dérivantes en Meuse.  Un suivi comparatif de la dérive des 0+ au filet dans la Mehaigne durant les étés 2003 et 2004 nous a permis d’écarter les affluents comme origine des hotus 0+ en Meuse. De plus, la comparaison des empreintes microchimiques des chabots 0+ Cottus gobio interceptés en nombre à Tihange avec celles des populations installées dans les affluents locaux a montré des différences significatives entre les teneurs de certains éléments en trace, comme le Sr. Ces différences permettent de conclure à un succès de reproduction du chabot en Meuse.  Cette étude amène de nouvelles informations biologiques sur l’état de santé physique de la Meuse et de sa communauté ichthyenne et permet de mettre en évidence (1) un impact du manque d’habitats de nurseries sur l’exposition des 0+ à une dispersion forcée, ainsi que (2) 1 impact des mortalités des poissons, surtout pour les migrateurs, sur les prises d’eau industrielles. Nous discutons des pistes de restauration écologique des habitats dans la Meuse, et présentons des résultats prometteurs d’une barrière comportementale acoustique qui a permis de réduire le taux d’entraînement des poissons à Tihange. </description>
      <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 16:01:39 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 03 Oct 2024 08:54:30 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1123</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Utilisation de la microchimie de l'otolithe pour discriminer les populations de chabots au sein du bassin de la Meuse wallonne</title>
      <link>https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1052</link>
      <description>Une étude récente a révélé la présence de chabots 0+ dans un secteur fortement canalisé de la Meuse dans lequel il n'existe plus de site de ponte naturel adéquat pour cette espèce. Nous avons formulé l'hypothèse que la présence de ces jeunes chabots en Meuse pouvait indiquer une dispersion de populations en provenance d'affluents situés en amont. Pour vérifier cette hypothèse, nous avons utilisé la microchimie de l'otolithe pour comparer les empreintes des éléments en trace de lots de chabots issus de quatre rivières du bassin de la Meuse avec celles de la population de chabots observée en Meuse. Certains éléments détectés par ICPMS révélaient une perturbation anthropique, tels que les rejets métallurgiques d'anciennes industries (Fe, Cr, Mn). Parmi les différents éléments détectés en concentration suffisante, le Sr permettait une discrimination plus sûre entre les différents lots de chabots. Nous avons observé que le lot de la Meuse n'était pas relié avec des populations de deux affluents situés en amont. ni avec les autres rivières considérées. Ces résultats confirment que la microchimie de l'otolithe permet de discriminer des populations de chabots à l'échelle d'une petite partie du bassin de la Meuse. De plus, notre hypothèse de la contribution potentielle d'affluents en amont pour expliquer la présence du chabot dans la Meuse est infirmée. Par conséquent, il est probable que les chabots soient capables d'exploiter des sites de reproduction alternatifs dans la Meuse canalisée. A recent study revealed the presence of 0+ bullheads on a deeply modified stretch of the River Meuse, in which suitable spawning grounds for bullheads are absent. We proposed that these 0+ bullhcads might reveal dispersion from local upstream tributaries. To assess this hypothesis, we used otolith microchemistry to compare element fingerprints between bullhead samples originating from four rivers of the River Meuse basin with a sample of bullheads of the River Meuse. Some elements detected by ICPMS analysis revealed anthropogenic disturbance, like metallurgic industries outlet (Fe, Cr, Mn). Among other elements, Sr was the most appropriate to discriminate bullhead stocks. We observed that the Meuse sample was not linked with the populations of two upstream tributaries, nor with the two other rivers considered. These results confirm that otolith microchemistry allow bullhead stocks discrimination within a small part of the River Meuse basin. Moreover, our hypothesis of tributaries contribution to explain the presence of bullheads in the River Meuse is inferred, consequently bullheads are probably able to spawn on alternative spawning grounds in the River Meuse itself. </description>
      <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 15:01:22 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 31 Jan 2024 15:01:31 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://popups.lib.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1052</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>