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    <title>Phantasia</title>
    <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136</link>
    <language>fr</language>
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      <title>Heinrich Wölfflin et Wilhelm Worringer, Erwin Straus et Henri Maldiney : pour une esthétique du vertige en architecture.</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136/index.php?id=596</link>
      <description>Cet article s’attache à souligner le rôle à la fois essentiel et existentiel du vertige dans l’expérience architecturale et l’acte d’habiter, en prenant appui pour ce faire sur les écrits des historiens d’art Heinrich Wölfflin et Wilhelm Worringer, et sur le réinvestissement qu’en opèrent les phénoménologues Erwin Straus et Henri Maldiney. Il s’agira notamment de comprendre ce qui fonde ces derniers (en particulier Maldiney) à universaliser certains traits que les historiens d’art corrélaient à des styles architecturaux spécifiques. This paper aims at underlining both the essential and existential role of vertigo in architectural experience and in the act of dwelling. In order to do so, we will base ourselves on the writings of art historians Heinrich Wölfflin and Wilhelm Worringer, and on the way they inspired the phenomenologists Erwin Straus and Henri Maldiney. We will notably have to understand what entitled the latter (especially Maldiney) to universalize some of the features that Wölfflin and Worringer related to specific architectural styles. In diesem Artikel wird die wesentliche und existenzielle Rolle des Schwindels im architektonischen Erfahrung und im Erlebnis des Wohnens betont. In dieser Hinsicht wird die Art und Weise erforscht, wie die kunsthistorischen Schriften von Heinrich Wölfflin und Wilhelm Worringer durch die Phänomenologen Erwin Straus und Henri Maldiney aufgenommen und bearbeitet worden sind. Unter anderem gilt es zu erörtern, in wie fern Straus und vor allem Maldiney bestimmte Merkmale, die von Wölfflin und Worringer nur in Bezug auf spezifische architektonische Stile herausgestellt wurden, als allgemein-existentielle betrachten  </description>
      <pubDate>Thu, 22 May 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Instructions aux auteurs</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1813</link>
      <description>Les articles sont à envoyer à Fanny Caspi, secrétaire de rédaction, en format .doc à l'adresse fanny.caspi@uclouvain.be  Ils doivent être accompagnés d’un résumé bilingue français-anglais (le résumé en allemand est optionnel) et d’une sélection de quelques mots-clés, également dans ces deux ou trois langues.   Consignes d'écriture 1.     Police et interligne Times new roman ; taille 12 ; interligne 1.5.  2.     Titres et sous-titres Les titres et sous-titres ne se terminent pas par un point. Ils sont numérotés selon la nomenclature suivante :  1.1.11.1.11.21.2.1 3.     Virgules et apostrophes courbes Les virgules et les apostrophes doivent être courbes : L’objet et non droites : L'objet. De même pour les virgules : je me promenais, lorsque… 4.     Guillemets Utiliser les guillemets dits typographiques (ou à la française) soit «    ». Pour les guillemets de second rang (à l’intérieur d’une citation elle-même entre guillemets) utiliser les guillemets droits, soit "     ". 5.     Tiret / Trait d’union Tiret court = trait d’union, sert à lier deux mots (pas d’espace avant, ni après le trait d’union). Tiret mi-long : s’utilise pour une phrase incise (avec espace avant et après le tiret), etc. Tiret long : s’utilise pour une énumération, un dialogue. Les mots en fin de ligne ne doivent pas être coupés manuellement. Le trait d’union ne sert que pour les mots composés. 6.     Locutions latines Les locutions latines non francisées se composent en italique, sauf « cf. » et « etc. » qui</description>
      <pubDate>Tue, 01 Apr 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Comité de rédaction</title>
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      <description>Directeur de publication Laurent Van Eynde Comité de rédaction Augustin DumontIsabelle OstMartin MeesLaurent Van EyndeMildred Galland-SzymkowiakAlessandro Bertinetto Comité scientifique Emmanuel Alloa (Université Saint-Gallen, Suisse)Christoph Asmuth (Technische Universität Berlin, Allemagne)Christian Berner (Université de Paris X-Nanterre, France)Alessandro Bertinetto (Università di Udine, Italie)Roland Breeur (Katholieke Universiteit Leuven, Belgique)Mauro Carbone (Université de Lyon 3, France)Annabelle Dufourcq (Université Charles de Prague, République tchèque)Augustin Dumont (Université de Montréal, Canada)Élie During (Université de Paris-Ouest Nanterre, France)Alfredo Ferrarin (Università di Pisa, Italie/Boston University, États-Unis)Victoire Feuillebois (Université de Strasbourg, France)Mildred Galland-Szymkowiak (CNRS, France)Sylvaine Gourdain (UClouvain Saint-Louis - Bruxelles, Belgique)Stathis Gourgouris (University of Columbia, New-York, États-Unis)Pierre Guenancia (Université de Bourgogne – Dijon, France)Carl Havelange (ULiège, Belgique)Ute Heidmann (Université de Lausanne, Suisse)Jean-Louis Labarrière (CNRS, France)Quentin Landenne (UCLouvain Saint-Louis - Bruxelles, Belgique)Sébastien Laoureux (Université de Namur, Belgique)Thierry Lenain (Université Libre de Bruxelles, Belgique)Marielle Macé (CNRS, France)Marianne Massin (Université Paris IV-Sorbonne, France)Isabelle Ost (UCLouvain Saint-Louis – Bruxelles, Belgique)Pierre Piret (UCLouvain, Belgique)Emmanuel de S</description>
      <pubDate>Tue, 01 Apr 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Présentation</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1810</link>
      <description>Phantasia est une revue scientifique à comité de lecture international, annuelle et trilingue (français, anglais, allemand). Elle publie exclusivement en ligne et ses publications sont toutes en accès libre. À l’instar du Centre Prospéro – Langage, image et connaissance (UCLouvain Saint-Louis - Bruxelles) dont elle émane, la revue Phantasia est de nature interdisciplinaire. Ainsi, la philosophie spéculative, l’histoire de la philosophie, l’anthropologie philosophique, la théorie de la littérature, l’histoire de la littérature, la littérature comparée, la psychanalyse, les études théâtrales ou encore les études cinématographiques sont conviées. Les différentes démarches scientifiques doivent être sous-tendues par une même préoccupation : une attention spécifique à l’imagination sous toutes ses formes, rigoureusement articulée à des problématiques et des thèmes aussi variés que la conscience, la perception, l’affectivité, la corporéité, la représentation, l’image, l’expérience esthétique, le langage, la textualité, l’écriture, le politique, le social, le droit, l’histoire, la culture ou la connaissance en général. Les articles publiés enrichissent de manière précise notre compréhension de l’imagination et de ses productions sans amoindrir sa complexité, autrement dit en mettant en évidence son rapport de proximité et de distance avec ses « autres », réels ou supposés. Les publications ne sont pas liées à une école, à un auteur ou à un courant de pensée en particulier. Il ne s’a</description>
      <pubDate>Mon, 31 Mar 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Presentation</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1811</link>
      <description>Phantasia is a scientific journal with an international editorial board, it appears biannually and is trilingual (English, French, German). It publishes exclusively online and all publications are freely available on open access. In line with the Centre Prospéro – Langage, image et connaissance (UCLouvain Saint-Louis – Brussels, Belgium), which founded the journal, Phantasia is of an interdisciplinary nature: the journal invites research in the domains of speculative philosophy, the history of philosophy, philosophical anthropology, literary theory, the history of literature, comparative literature, psychoanalysis, as well as in theater or film studies. The journal is specifically devoted to the question of the imagination in all its forms. Articles rigorously articulate issues and themes as varied as consciousness, perception, emotions, corporeality, representation, image, aesthetic experience, language, textuality, writing, politics, the social sphere, law, history, culture or knowledge in general. Published articles should enrich in a precise manner our understanding of the imagination and its productions without diminishing its complexity. They should highlight the proximity and/or distance that the imagination has with its real or presupposed “others”. Publications are not connected with a particular interpretative school, author or movement. Here we are not concerned with naively constructing yet another cognitive paradigm, especially since the journal welcomes the most</description>
      <pubDate>Mon, 31 Mar 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Darstellung</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1812</link>
      <description>Die Zeitschrift Phantasia widmet sich der Untersuchung der Phantasie bzw. der Einbildungskraft. Dies besagt ihre vom Titel bezeichnete Entstehungsabsicht. Sie will besonderes Augenmerk auf die Einbildungskraft oder Phantasie in all ihren Formen richten und Antworten finden auf vielfältige Fragen: Was ist die Rolle und Wirkung der Phantasie innerhalb des Bewusstseins, der Wahrnehmung, der Gefühle ; wie kann Körperlichkeit/Leibhaftigkeit, Darstellung, Bild, ästhetische Erfahrung, Sprache, Textualität, das Schreiben, das Politische, das Soziale, das Recht, die Geschichte, die Kultur und das Wissen im Allgemeinen im Hinblick auf die Phantasie durchleuchtet und beschrieben werden. Die veröffentlichten Aufsätze sollen unser Verständnis der Einbildungskraft/Phantasie und ihrer Produktionen präzis bereichern, ohne ihre Komplexität zu vermindern: Sie sollen sowohl ihre Nähe als ihre Distanz zu den realen oder vermeintlichen, sie kontrastierenden "Anderen" hervorheben. Die Veröffentlichungen kommen nicht aus einer bestimmten Schule oder Denkrichtung und berufen sich nicht auf einen einzigen Autor. Wir wollen nicht hier weitere Denkparadigmen naiv darstellen, im Gegenteil sind auch die kritischsten Stellungnahmen zur angeblichen Macht der Einbildungskraft oder Phantasie willkommen. Vielmehr ist es das Gründungsmotiv der Phantasia, das spezifische Thema der Einbildungskraft/Phantasie in seinen vielfältigen Beziehungen zu allen Bereichen der Erfahrung und des Denkens « operativ » zu mache</description>
      <pubDate>Mon, 31 Mar 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Devenir soi, former son caractère : Emerson, Mill, Nietzsche</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1685</link>
      <description>Pour illustrer l’intention qui a présidé à l’élaboration du présent numéro, nous pouvons commencer par mettre en parallèle trois déclarations philosophiques aux accents étonnamment similaires. En 1841, dans un essai intitulé Self‑Reliance, le philosophe américain Ralph Waldo Emerson défend une forme radicale d’anticonformisme : « Il y a un moment dans l’éducation de tout homme où il arrive à la conviction que l’envie est ignorance ; que l’imitation est suicide ; qu’il doit se prendre lui‑même, pour le meilleur et pour le pire, comme le lot qui lui est dévolu ; que même si le bien abonde dans l’univers, aucun grain de blé nourrissant ne peut lui venir d’ailleurs que du labeur consacré au lopin de terre qu’il a reçu en culture »1. En 1859, le philosophe anglais John Stuart Mill affirme dans On Liberty, contre les conceptions conservatrices qui lui paraissent encore prédominantes dans la société victorienne : « Si l’on considérait le libre développement de l’individualité comme l’un des principes essentiels du bien-être, si on le voyait non pas comme accessoire coordonné à tout ce qu’on désigne par civilisation, instruction, éducation, culture, mais comme un élément et une condition nécessaires de toutes ces choses, il n’y aurait pas de danger que la liberté fût sous‑estimée, et il n’y aurait pas de difficulté extraordinaire à tracer la frontière entre elle et le contrôle social »2. Enfin, en 1878, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche esquisse, dans Humain, trop humain, un</description>
      <pubDate>Mon, 02 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Devenir soi dans la troisième Inactuelle</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1688</link>
      <description>Cet article se propose d’étudier en quoi la problématique du devenir soi, telle qu’elle émerge dans Schopenhauer éducateur, s’avère redevable de la figure de l’éducateur que Nietzsche y élabore. L’éducateur apparaît paradoxalement moins comme l’instigateur d’une formation de l’individu que comme le type d’homme dont l’éduqué lui-même doit assurer l’émergence future, en se mettant au service de la culture. La notion d’éducation de soi constitue alors le concept clé à partir duquel comprendre la vocation pédagogique nietzschéenne, en réponse au contexte de crise de l’éducation allemande : il lui faut s’éduquer lui-même pour pouvoir devenir à son tour éducateur.  This article aims to assess to what extent the issue of becoming oneself, as it arises in Schopenhauer as educator, is indebted to the figure of the educator elaborated by Nietzsche. The educator appears paradoxically less as the initiator of personal formation than as the type of man whose future emergence must be ensured by the educated individual himself, by placing himself in the service of culture. The notion of self-education then emerges as a key concept through which Nietzsche’s pedagogical vocation is to be understood, responding to the context of the German education crisis: he must educate himself in order to become, in turn, an educator. </description>
      <pubDate>Mon, 02 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>L’individualisme contre l’individualité ?</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1692</link>
      <description>Tous deux lecteurs de Humboldt et de Tocqueville, également animés du souci proto-sociologique et même « physiologique » de scruter les interactions liant l’épanouissement de chaque individu et la bonne santé du corps social, John Stuart Mill et Friedrich Nietzsche partagent, à quelques décennies de distance, un diagnostic inquiet sur la mutation qui s’achève sous leurs yeux : le passage de ce que Louis Dumont a appelé le schème holiste au schème individualiste sous l’espèce de la démocratie, non comme forme institutionnelle mais comme nouvelle condition humaine marquée par l’égalisation. De fait, l’anthropologie démocratique consacrant l’individu comme fondement de la souveraineté et comme dépositaire de droits inaliénables se déploie pour la première fois sous le signe de l’égalité, à la fois juridique et représentationnelle, à la fois principe politique et « passion » psychologique. Pourtant, au moment où il se voit ainsi sacré, l’individu semble dissous. Atomisé, nivelé, déchu de toute perspective de grandeur ou de distinction (sinon purement matérielle), il se voit réduit à un ectoplasme juridique et économique. La réalisation voire la fortification de l’individualité sont-elles encore possibles ? Un individualisme de l’individualité est-il compatible avec les valeurs démocratiques ? Si oui, à quelles conditions ? Peut-on envisager une politique de l’individualité ? De Mill à Nietzsche, le regard critique se fait de plus en plus radical et subversif, et aussi plus incompatible avec le maintien de la démocratie. Both readers of Wilhelm von Humboldt and Alexis de Tocqueville, and both aiming at finding out the sociological and even physiological roots of sound interactions between society and the individual, John Stuart Mill and Friedrich Nietzsche shared a similar diagnosis on the anthropological evolution taking place before their eyes in the midst of the 19th century. Both thematized and criticized the transition from what Louis Dumont called a holistic social scheme to an individualistic one as democracy unfolded, not only as an institutional structure but as a new human condition: the reign of equality. Though material equality was far from being achieved and less than half the population was granted citizenship, a fictitious kind of equality spread out in the field of representations, claiming everybody to be virtually equal in status and dignity. But as the individual was theoretically promoted sovereign, each one’s individuality tended to be dissolved in what became a juridical and economic fiction, while the “mass” was expanding. Is becoming a genuine individual still possible in such an individualistic period? What would it take to foster individuality again and how would it affect democracy? From Mill to Nietzsche, the criticism got more radical and appeared less and less compatible with the maintenance of democratic forms. </description>
      <pubDate>Mon, 02 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>« &quot;Donner du style&quot; à son caractère »</title>
      <link>http://popups.lib.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1709</link>
      <description>De ses études à Leipzig à ses tout derniers écrits, Nietzsche semble entretenir des affinités électives et comme une correspondance continue et secrète avec Emerson, qu’il désigne comme son « frère dans l’âme ». Ne se dit-il pas d’ailleurs « chez lui et dans [sa] propre maison » chez Emerson, à tel point que toute son œuvre résonne des innombrables échos de cette voix gémellaire ? Mais ces reprises étonnantes impliquent-elles réellement une filiation intellectuelle entre les deux penseurs ? Emerson a-t-il été un éducateur pour celui qui le jugeait « mal éduqué », ou bien la troublante familiarité des textes ne relève-t-elle pas d’une de ces énigmes que Nietzsche se targue d’adresser au lecteur ? De quelle manière le pourfendeur du sujet a-t-il pu apprendre du défenseur du caractère ? Et dans quelle mesure le chantre américain de la nature participe-t-il de cette réforme de la culture européenne que Nietzsche s’assigne pour tâche ? Notre étude se donne pour objectif d’examiner le rôle d’Emerson dans la formation de la pensée nietzschéenne, et ce en un double sens : formation de la pensée de Nietzsche, et formation de la pensée par Nietzsche. Elle s’attachera à préciser le statut « d’homme préparatoire » qu’occupe Emerson pour Nietzsche et ce que ce dernier se propose d’apprendre de celui qu’il considère surtout comme un artiste. From his studies in Leipzig to his very last writings, Nietzsche seems to maintain elective affinities and a kind of continuous, secret correspondence with Emerson, whom he refers to as his « soulmate ». Indeed, he did assert that he felt at home with Emerson, to the extent that his entire work resonates with countless echoes of this twin voice. But do these striking repetitions really imply an intellectual kinship between the two thinkers? Was Emerson an educator for the man who considered him « ill-educated », or is the troubling familiarity of the texts one of those enigmas that Nietzsche prides himself on addressing to the reader? How does the American proponent of nature contribute to the reform of European culture, which Nietzsche sets himself the task of? And what did the critic of the subject learn from the defender of character? The aim of this paper is to examine Emerson’s role in the formation of Nietzschean thought, and this in a double sense: formation of Nietzsche's thought, and formation of thought by Nietzsche. It will seek to clarify Emerson's status as a « preparatory man » for Nietzsche and what Nietzsche proposes to learn from the one he considers above all as an artist. </description>
      <pubDate>Mon, 02 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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