A comparative approach to the relationships of European and non-European late Pleistocene and early Holocene populations
- Approche comparative des relations entre les populations fossiles européennes et non européennes au cours de la fin du Pléistocène et du début de l’Holocène
p. 229-268
Abstracts
Ce travail analyse les relations entre les populations de la fin du Pléistocène et du début de l’Holocène en Europe, en Asie occidentale et à l’ouest de l’Afrique du Nord. Les méthodes statistiques univariées et bivariées ainsi que les analyses discriminantes indiquent une évolution autochtone des populations nord-africaines. Les affinités plus importantes des Protomagnoons pour les Africains que pour les Européens pourraient correspondre à la présence d’ancêtres communs, encore qu’on ne sache pas s’il faut les chercher en Afrique ou en Asie occidentale. Les rapprochements entre les échantillons de Natoufiens et d’Européens observés dans les analyses bivariées et discriminantes sont interprétés comme des convergences adaptatives dans des environnements socio-économique proches. Il n’y a guère d’arguments pour envisager une relation directe entre les populations du Proche-Orient et d’Europe occidentale, dans la mesure où les Européens de l’est, géographiquement plus proches, diffèrent davantage des Natoufiens que les populations d’Europe occidentale (voir Henke, 1989 pour une analyse détaillée). Les résultats de l’analyse multivariée en composantes principales ne confirment pas cette manière de voir, mais ne l’infirment pas non plus. Les études semblent montrer moins de divergence entre les échantillons européens et non-européens, mais l’examen des données dans une optique spatiale et temporelle, qui est présentée ailleurs (Henke, 1989), permet d’accorder les interprétations des diverses approches statistiques multivariées.
In this paper the relationship of the Late Pleistocene and Early Holocene populations of NW-Africa, the Near East and Europe is discussed. The uni- and bivariate-statistics and the discriminant analytical approaches yield only slight doubts as to the autochthonous status of the North-African populations. Because the Protomagnoids show much higher affinities to the African than does the European sample this may be an indication of common ancestry of these groups (whether in Africa or in Western Asia remains uncertain). The exclusive orientation of the Natufians to the European sample by bivariate and discriminant function analysis has been interpreted as representing convergent adaptations in a similar socio-economic environment. There are weak or even unreasonable arguments to postulate a direct relationship of the Near East populations and the Western Europeans because the geographically closer Eastern Europeans differ much more from the Natufians than the Western Europeans (for a detailed analysis of the individual affinities see Henke, 1989). The results from the principal component analysis offer no conclusive support for the above described view, but they are not in contradiction with the given interpretation either. These results seem to show less divergence between the European and non-European sample, but a detailed analysis of the regional and temporal samples, which is given in Henke (1989), allows an alignment of the interpretations of the multivariate statistics (discriminant analysis and principal component analysis).
Index
Text
References
Bibliographical reference
Winfried Henke, « A comparative approach to the relationships of European and non-European late Pleistocene and early Holocene populations », ERAUL, 56 | 1992, 229-268.
Electronic reference
Winfried Henke, « A comparative approach to the relationships of European and non-European late Pleistocene and early Holocene populations », ERAUL [Online], 56 | 1992, Online since 06 January 2026, connection on 13 January 2026. URL : http://popups.lib.uliege.be/3041-5527/index.php?id=5802
Author
Winfried Henke
Institut für Anthropologie, Johannes Gutenberg-Universität, Saarstr. 21, 6500 Mainz 1, Germany